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Appel à la grève générale: "La ficelle est un peu grosse", le gouvernement pas très inquiet

Plusieurs secteurs sont en grève et l'idée d'une mobilisation générale mardi prochain est en réflexion. Pour autant, d'après les informations de RMC, même s'il suit la situation de près, le gouvernement ne se montre pas très inquiet. La gauche, elle, compte bien surfer sur cette tension sociale pour faire descendre les Français dans la rue, ce dimanche.

La contestation sociale dans plusieurs entreprises va-t-elle s'étendre à tous les secteurs? En tout cas, la possibilité d'une grève générale la semaine prochaine est en cours de réflexion.

Pour autant, d'après les informations de RMC, le gouvernement n'est pas particulièrement inquiet. "Ce sont les ingrédients habituels", affirme un conseiller ministériel, à propos de la CGT.

"L'appel à la grève générale, la ficelle est un peu grosse", s'agace un ministre, après les propos de Sandrine Rousseau.

"J'espère que ce sera l'étincelle qui déclenchera un mouvement de grève générale", avait-elle dit.

"Le pays tient"

Pour ce ministre, "c'est de la récupération politique": "Si la crispation était à ce niveau, on n’aurait pas eu un accord majoritaire signé chez Esso. Un vrai mouvement social fort ne viendra pas d’une injonction de 20% de l’assemblée."

Il y a un foyer et "Philippe Martinez, la CGT, soufflent sur les braises, mais le pays tient", se rassure l’entourage d’un autre ministre, qui y voit l’effet des mesures pour le pouvoir d’achat.

Pour autant, s'il n'est pas très inquiet, le gouvernement suit la situation de très près. Dans les raffineries, mais pas seulement. Dans chaque secteur et chaque usine touchée par un mouvement social.

"On ne prend rien à la légère", témoigne un conseiller.

La marche contre la vie chère prévue dimanche

En effet, le climat social est très tendu. Les concertations sur les retraites et l'assurance chômage risquent d'être particulièrement sensibles. D'autant plus que la CGT a claqué la porte des discussions et n'a pas honoré, mercredi, son rendez-vous avec le ministre du Travail, Olivier Dussopt, prévu sur les retraites.

D'après les informations de RMC, le syndicat ne compte pas non plus se déplacer lundi, à l'occasion de la première réunion sur l'assurance chômage.

La gauche, de son côté, compte bien surfer sur cette situation sociale pour faire descendre les Français dans la rue, notamment pour la marche contre la vie chère, prévue ce dimanche à l'appel de la Nupes.

"Je pense qu'Élisabeth Borne nous aide à mobiliser. On mesure mal la colère qui gronde. Les profiteurs de crise se gavent et c’est vécu comme une humiliation supplémentaire", affirme un député communiste.

D'après lui, "on n'est pas à l'abri d'un mouvement fort" dans les semaines à venir.

Sébastien Krebs