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Assemblée nationale: les députés veulent que le rythme de travail soit allégé

Selon les informations de RMC, les députés vont aborder la question du rythme de travail à l'Assemblée nationale lors d'une réunion en novembre, alors que les agendas sont surchargés. Certains estiment que la charge de travail à Paris les déconnecte de leur travail en circonscription.

Les députés veulent que le rythme de travail soit allégé à l'Assemblée nationale. Et selon les informations de RMC, la question sera officiellement abordée en novembre. Une réunion abordera le sujet début novembre autour de la présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, lors de la conférence hebdomadaire des présidents de groupe, et à l'initiative notamment de... Marine Le Pen.

Des députés déjà épuisés

Nombre de parlementaires se disent déjà épuisés, alors que la session parlementaire vient à peine de débuter, avec près de 80 heures par semaine dans l'hémicycle. Les journées sont longues et les nuits courtes. Les députés ont des cernes sous les yeux. Mais pour certains, ça va plus loin.

Par exemple, une députée écologiste a fait un malaise, obligée de s'allonger dans le canapé rouge de la Salle des Quatre Colonnes. Ou encore cet élu du RN qui raconte s'être endormi dans sa voiture.

Et puis, pour les parlementaires, pas facile de sortir de l'hémicycle. Alors, ils grignotent et mangent mal, avec une conséquence immédiate sur la balance: +4 kg pour l'un de nos interlocuteurs.

Des votes serrés et une vigilance de chaque instant

Rien de plus normal pour des députés d'avoir une charge importante de travail, mais au vu de la nouvelle configuration de l'Assemblée, les votes sont très serrés. Il faut donc limiter l'absentéisme pour faire pencher un vote d'un côté ou de l'autre.

Et certains députés ont le sentiment d'être hors-sol. Comme cette élue de la majorité qui se plaint de ne plus avoir le temps d'aller faire ses courses. "Je suis de plus en plus dans une bulle et loin des réalités" confie-t-elle. Un président de groupe m'assure même ne voir ses enfants qu'un week-end sur cinq.

Des complaintes qui agacent un conseiller ministériel: "Quand on est député, il faut mouiller la chemise. Ils ont été élus pour ça", tacle-t-il froidement.

Cyprien Pézeril (édité par J.A.)