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Cahuzac dit « non » à la candidature de Lagarde au FMI

Le député PS Jérôme Cahuzac, Président de la commission des finances de l’assemblée nationale, invité de Bourdin Direct ce mardi

Le député PS Jérôme Cahuzac, Président de la commission des finances de l’assemblée nationale, invité de Bourdin Direct ce mardi - -

La succession de Dominique Strauss-Kahn au FMI... Invité ce mardi de Bourdin Direct sur RMC, le député PS Jérôme Cahuzac se démarque de Martine Aubry, qui vient d'apporter son soutien à la candidature de Christine Lagarde.

La nomination de Christine Lagarde à la tête du FMI ne serait pas une bonne idée, juge Jérôme Cahuzac, invité ce mardi matin sur RMC. Parce que « le message que la France enverrait alors à la Grèce, au Portugal ou à l’Irlande, mais également aux pays pauvres – qui aujourd’hui empruntent au FMI à un taux 0 grâce à Dominique Strauss-Kahn –, ne serait pas le bon », estime le Président de la commission des finances de l’assemblée nationale. Et parce qu’en tant que libérale, Christine Lagarde a défendu le paquet fiscal et parce qu'elle est aussi impliquée dans l'affaire Tapie : « Je constate que sur un plan strictement juridique, ce qui devait être fait ne l’a probablement pas été, et ces doutes ont été renforcés ou confirmés par des rapports écrits, officiels – quoique confidentiels – de la Cour des comptes. »
Que pourrait-on reprocher à Christine Lagarde ? « De ne pas avoir respecté la loi. Pour un ministre, c’est embêtant. »

« J'appelle les autorités françaises à beaucoup de prudence »

Vous n’êtes donc pas d’accord avec Martine Aubry ? « Martine Aubry est chef d’un parti, moi pas. Elle estime que dès lors qu’une parole doit être portée à l’extérieur de la France, il est bon que la France ne donne pas l’impression de divergences ou de disputes. Je pense que Martine Aubry est dans son rôle quand elle veille que la parole de la France n’apparaisse pas comme désordonnée. Pour ma part, j’appelle les autorités françaises à beaucoup de prudence en la matière ; et j’en resterai là. »

« Martine Aubry n’est pas Charles Martel ! »

Interrogé par ailleurs sur l’éventuelle volonté de la première secrétaire du PS, en déplacement ce mardi à Poitiers avec Ségolène Royal, « d’arrêter François Hollande », Jérôme Cahuzac répond : « Martine Aubry n’est pas Charles Martel et il ne se passera pas à Poitiers ce qui a pu se passer en l’an 732. Deux personnes s’apprêtant à être en concurrence pour les primaires ont néanmoins une réunion commune ; ça prouve une chose : que ceux qui espèrent des déchirements au PS pour la primaire, se trompent. »

Pour écouter l'intégralité du podcast de l'interview de Jérôme Cahuzac par Jean-Jacques Bourdin, cliquez ici.

La Rédaction