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Débat Zemmour - Mélenchon: pourquoi le leader des Insoumis a-t-il finalement accepté de faire face au polémiste?

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C'est l'événement politique de la semaine : le débat Jean-Luc Mélenchon-Eric Zemmour, jeudi soir 20h45 sur RMC et BFMTV. Mais fallait-il débattre avec le polémiste?

Jean-Luc Mélenchon a décidé que oui, malgré la gêne d'une partie de son camp... Il faut dire que les deux hommes se connaissent depuis longtemps, d'une époque où Zemmour était encore fréquentable: journaliste politique au Figaro, chroniqueur chez Ruquier le samedi soir sur France 2.

D'ailleurs, le site "CheckNews" - Libération rappelle que Jean-Luc Mélenchon s'était rendu en 2008 à l'anniversaire des 50 ans d'Éric Zemmour: "Zemmour n'a pas toujours été celui que l'on voit aujourd'hui" se justifie la garde rapprochée du leader des Insoumis. Le dernier face à face remonte à 2014 sur RTL...

Depuis Jean-Luc Mélenchon "a toujours refusé" d'aller dans les émissions d'Eric Zemmour, notamment sur CNews.

Mais alors pourquoi ce revirement? Quelle est la stratégie derrière cela de Jean-Luc Mélenchon?

Parce que Jean-Luc Mélenchon est en campagne: il a la volonté de répliquer alors qu'Eric Zemmour prend de plus en plus de place médiatiquement, et puis, c'est une aubaine, profiter du phénomène Zemmour pour vraiment lancer qui patine.

"C'est un combat, un boxeur contre son putching-ball" se marre un de ses soutiens. Le leader des Insoumis est "confiant": dès lundi, il a épluché avec ses équipes les dernières déclarations d'Éric Zemmour, et il entend bien l'attaquer frontalement sur l'immigration, l'islam.

"On y va pour combattre ses idées puantes" lâche un proche, "puis on va le cueillir, le faire sortir de sa zone de confort". Comprenez: lui opposer des sujets sociaux/sociétaux, comme l'écologie.

Pendant ce temps-là, toujours à gauche: Arnaud Montebourg se paye Anne Hidalgo!

Rien ne va plus entre ces deux-là... Pourtant, vendredi, Anne Hidalgo se disait confiante sur un rapprochement: "Arnaud, on l'embarquera, vous verrez, on sera ensemble".

Réponse piquante du chantre de la "Remontada de la France" : "J'ai déjà fait ça sous le quinquennat Hollande... comme des millions de Français, je me suis fait avoir, je ne recommencerai pas avec la fille spirituelle de François Hollande". Le candidat Montebourg marque donc son territoire, avant son rendez-vous samedi à la fête de la rose de Frangy en Bresse, où il espère réunir 4 000 supporters.

On en parlait sur RMC lundi matin: Xavier Bertrand déjeunait avec Nicolas Sarkozy... et il en est ressorti tout penaud.

"Je vous ai déjà tout dit en arrivant" s'excuse Xavier Bertrand.

À peine 1h30 à table, officiellement, les deux hommes n'ont pas évoqué les sujets qui fâchent comme la primaire de la droite, préférant parler foot, relations internationales et beaux-arts. D'ailleurs, Xavier Bertrand est ressorti, avec sous le bras "promenades", le livre de Nicolas Sarkozy consacré aux œuvres d'art qui l'inspirent.

Le gouvernement temporise sur le revenu d'engagement pour les jeunes.

Des annonces étaient prévues cette semaine. Finalement repoussées à la mi-octobre...

Les arbitrages s'éternisent, alors que les ministres ont évoqué le sujet lors d'un séminaire de rentrée dès le 8 septembre dernier.

Le gouvernement cherche encore la bonne formule: plutôt qu'une aide financière réservée aux 16-25 ans, qui n'ont ni emploi ni formation, il espère sortir du chapeau un dispositif "transgénérationnel" qui pourrait englober des mesures sur la dépendance.

Reste à savoir comment les financer, sans doute via le budget de la sécurité sociale, qui sera présenté en conseil des ministres, mercredi 1er octobre.

Le service politique de RMC