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Déjà partis en vacances, certains députés feront l'école buissonnière

Afin de faire adopter définitivement le projet de loi sur la confiance dans la vie publique, les vacances des députés ont été retardées de quelques jours. Initialement prévues jeudi dernier, ils doivent revenir mercredi pour un vote solennel.

Pour les députés de l'Assemblée nationale, les vacances devaient débuter jeudi dernier mais l'exécutif les a convoqués une dernière fois mercredi pour un vote solennel au sujet du projet de loi sur la confiance dans la vie publique. Pourtant, beaucoup d'entre eux sont déjà partis en vacances et les bancs du Palais Bourbon pourraient s'avérer bien vides.

Les pieds dans le sable, au bord d'une piscine ou bien au chaud dans des chaussures de randonnée, les députés sont en effet nombreux à avoir pris la route des vacances un peu en avance quitte à sécher sans complexe le vote de mercredi.

"Personne n'est obligé de rester, on peut donner procuration"

Pour Olivier Faure, le patron des députés de la Nouvelle gauche, ce choix est totalement assumé. Dans son groupe d'une trentaine d'élus, seule la moitié sera présente et c'est largement suffisant selon lui:

"J'ai cinq enfants qui ont envie de partir, une femme qui a envie de partir elle aussi. Cela fait très longtemps que l'on avait sanctuarisé cette période de 15 jours dans l'année. Je ne peux pas leur faire cela (…) Personne n'est obligé de rester, surtout qu'on peut donner procuration", explique l'élu de gauche.

"Rester une semaine de plus, ce n'est pas dramatique"

Les pieds encore vissés au marbre de l'Assemblée nationale, le porte-parole des députés de La République en marche, Hervé Berville, lui fulmine:

"Je trouve cela déplacé parce que les Français nous regardent. Rester une semaine de plus, ce n'est pas dramatique et cela donnerait également une bonne image de l'Assemblée nationale", insiste l'élu LREM.

Dans les rangs des députés de la majorité en tout cas, pas question de faire l'école buissonnière. Le groupe a donné des consignes claires afin d'être "là en masse".

Jean-Baptiste Durand (avec Arthur Blanquet)