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Démission d'Emmanuel Macron: "Quand il propose quelque chose, cela sonne creux"

Emmanuel Macron a remis mardi sa démission à François Hollande "pour se consacrer entièrement à son mouvement politique", En Marche!. Une décision qui réjouit Gérard Filoche, candidat à la primaire socialiste et membre du bureau national du PS, interrogé ce mercredi sur RMC.

C'était dans l'air du temps depuis plusieurs semaines. C'est désormais officiel. Ce mardi, Emmanuel Macron a annoncé sa démission du ministère de l'Economie. "C’est un choix pour être libre et responsable", a-t-il expliqué, indiquant qu'il voulait désormais se consacrer entièrement à son mouvement politique, En Marche!. "C’est une nouvelle étape qui commence pour laquelle j’aurai besoin de toutes les bonnes volontés." Après des mois de rumeurs de départ et de déclarations provocatrices, l'annonce de cette démission a été largement commentée par la classe politique, de droite comme de gauche.

"C'est un personnage qui est usé"

Ce mercredi sur RMC, le socialiste Gérard Filoche a par exemple estimé qu'"Emmanuel Macron venait de plonger. Il a quitté le tremplin. Il fait des altos, des rouleaux et à la fin ça fera plouf parce que je ne crois pas une seule seconde que ce personnage ait quelque chose à présenter". "On sait qu'il défend la banque, le libéralisme mais quand il parle, il dit être 'pour l'espérance'. Qui n'est pas pour l'espérance?, poursuit celui qui est candidat déclaré à la primaire de la gauche. Quand il propose quelque chose, cela sonne creux tout de suite."

"Il n'y a rien de nouveau. C'est un personnage qui est usé et qui nous a usés, critique encore le membre du bureau national du PS dans Bourdin Direct. Depuis juin 2012, il y a 1,3 million de chômeurs en plus alors qu'il était conseiller à l'Elysée et ministre de l'Economie. C'est ça son vrai bilan ! Il dit qu'il n'est ni de gauche, ni de droite ce qu'il fait qu'il est nulle part. Il n'a pas de base".

"C'est un soufflet médiatique"

"Quand les gouvernements sont en crise, en train de finir, il y a toujours des personnages interlopes comme Raspoutine ou Tapie. Emmanuel Macron est dans cette catégorie-là: une chose qui arrive, qui trouble et qui passe, déclare encore Gérard Filoche. Il passera aussi vite que Tapie, j'espère même encore plus vite. C'est un soufflet médiatique extraordinaire".

Interrogé ensuite sur l'éventuelle candidature de François Hollande à l'élection présidentielle de 2017, Gérard Filoche n'a pas manqué de tacler le chef de l'Etat. "Il est perdu et perdant, a-t-il estimé. Et s'il se présente cela ajoutera à la perdition. Il faut qu'il rende service à la gauche en ne se présentant pas, pour que la gauche ait une chance de se mettre d'accord pour présenter un candidat commun. La seule gêne à cela, c'est François Hollande et son bilan".