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EELV au gouvernement? Ce débat "brouille le message écolo", regrette un élu

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Les journées d'été des écologistes ont débuté jeudi sur fond de discorde concernant l'opportunité d'alliances avec le PS à moins de quatre mois des régionales. Un sujet qui divise et qui exaspère de plus en plus les militants…

Europe Ecologie-Les Verts fait sa rentrée. Les universités d’été du jeudi ont débuté hier à Lille et se poursuivent jusqu'à samedi. Trois journées consacrées en grande partie à la conférence Climat COP 21 de la fin d’année. Un rendez-vous historique dans lequel le parti écologiste souhaite peser de tout son poids. Sauf que les Verts sont toujours divisés sur une participation ou non au gouvernement de Manuel Valls.

Deux camps s’affrontent, ceux qui sont pour un rapprochement avec l’exécutif et ceux qui sont contre. Et puis, il y a les autres, ceux qui se lassent au plus haut point de ce débat sans fin. Ce qui semble être le cas de bon nombre de militants, pour qui la coupe est pleine. "C'est chi… parce que c'est un débat qui se tient depuis deux ou trois ans, regrette Christophe. Cela fait feuilleton à plusieurs épisodes car la question ressort tous les deux-trois mois".

"Ça m'énerve"

Le problème, c’est qu’en attendant les revendications environnementales sont totalement éclipsées s'emporte Gilles, élu écologiste en Rhône-Alpes: "Cela vient brouiller le message parce que pendant qu'on parle de ça on ne parle pas de ce qui est l'essence même des préoccupations écologiques. Ce qui doit pourtant être notre priorité".

Alors que la France reçoit la conférence climat COP 21 en fin d’année, le parti se doit d’être exemplaire s’énerve Pascal Canfin, l'ancien ministre du Développement: "On est sans doute le parti à accorder le plus d'importance à la COP 21. Malheureusement, la seule chose qui va sortir de ces universités va être une question qui n'est absolument pas d'actualité simplement parce que quelques personnes polluent le reste du message. Moi ça m'énerve". C'est en tout cas la preuve que ce débat mine plus que jamais les relations entre les cadres du parti.

Maxime Ricard avec Antoine Perrin