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Fabius confirme l'entente entre DSK et Aubry

Laurent Fabius, ancien Premier ministre, député socialiste de Seine-Maritime, qui publie "Le cabinet des douze" (Ed. Gallimard), était l’invité des GG ce vendredi.

Laurent Fabius, ancien Premier ministre, député socialiste de Seine-Maritime, qui publie "Le cabinet des douze" (Ed. Gallimard), était l’invité des GG ce vendredi. - -

Invité des Grandes Gueules ce vendredi, le député PS de Seine-Maritime, Laurent Fabius, a confirmé une entente entre Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry avant la primaire au Parti socialiste.

Le député PS Claude Bartolone a assuré ce vendredi qu'il y aurait une "entente" entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn pour la candidature à la présidentielle de 2012, et estimé que la primaire socialiste pourrait servir à "confirmer" le ou la postulante.
Une déclaration à laquelle le député socialiste de Seine-Maritime, Laurent Fabius, invité des Grandes Gueules ce midi, a réagi : « Au moment où nous avons choisi une nouvelle Première secrétaire, DSK, Martine Aubry et moi, nous avions bâti ce que nous appelons "le groupe des reconstructeurs", parce que le Parti socialiste était divisé. Nous avons donc travaillé ensemble et finalement nous avons gagné : Martine Aubry a été choisie comme Première secrétaire et elle a fait un excellent travail.

Et au moment où nous avons fait ce choix politique, collectivement, nous nous sommes dit : évidemment, il y aura un prolongement, qui sera l’élection présidentielle. Nous n’allons donc pas aller les uns contre les autres. C’est clair, net et ça ne date pas d’aujourd’hui ; parce que nous faisons un choix politique qui est convergent. »

« Eviter l’affrontement et faire prévaloir l’unité »

Soutenant toutefois l’utilité de ces primaires, l’ancien Premier ministre a poursuivi : « Nous avons aussi choisi le système des primaires ; ce qui permettra à plusieurs personnes d’être candidats. Mais il faudra faire prévaloir l’unité et nous pensons que ce serait mauvais qu’il y ait un affrontement entre "les grands candidats". Il y aura donc l’unité, mais ça n’empêchera pas qu’il y ait une désignation, un soutien populaire plus large […] et du débat. Moi je tiens énormément à l’unité, c’est une clé. Dans le passé, le PS s’est beaucoup divisé et ça lui a été reproché. Donc, il faut que nous incarnions l’unité ; ce qui n’empêche pas le débat. »

Cette hypothèse d'une entente entre le directeur du Fonds monétaire international (FMI) et la patronne du PS, les deux personnalités les mieux placées pour battre Nicolas Sarkozy selon les sondages, a déjà suscité des critiques au sein du PS.
L'ex-premier secrétaire François Hollande, qui se prépare à ces primaires, a estimé récemment que la volonté de briguer la présidentielle devait être fondée sur "la détermination" et non sur "un accord ou arrangement".

Pour retrouver l'intégralité du podcast de l'interview de Laurent Fabius dans les Grandes Gueules, cliquez ici.

La Rédaction