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Faut-il retirer la grande roue à Paris? "Sur le plan esthétique, c'est inacceptable"

La grande roue de la place de la Concorde en août 2016.

La grande roue de la place de la Concorde en août 2016. - AFP

La mairie de Paris est mise en examen pour favoritisme pour l'attribution de la grande roue. Doit-elle être définitivement retirée de la Concorde?

Cette annonce tombe en plein bras de fer entre les forains et la mairie de Paris, alors que Marcel Campion, propriétaire de la grande roue, a lui aussi été mis en examen dans cette affaire en mai dernier. La mairie de Paris envisage de chasser, à compter de 2018, la célèbre grande roue de la place de la Concorde, en pleine polémique sur la suppression du marché de Noël, qui a déjà déclenché l'ire des forains.

Le 20 novembre, la mairie proposera aux conseillers de Paris de voter pour la suppression de la concession qu'occupe la grande roue sur la place de la Concorde. Inscrite chaque hiver depuis 2000 dans le paysage parisien, l'attraction s'est attirée beaucoup de critiques, tant sur le lieu de son installation que sur la personnalité controversée de son propriétaire, Marcel Campion, promoteur historique des fêtes foraines parisiennes.

Comme chaque année, et comme le veut la convention signée en 2015 avec Marcel Campion, la grande roue sera bien réinstallée ce 17 novembre, pour une durée de six mois, puis retirée au mois de mai. Si les conseillers de Paris votent la non-reconduction, elle ne reviendra donc pas à l'hiver 2018.

"Quand il y a la roue, cela attire beaucoup plus de tourisme"

Doit-elle être définitivement retirée? Sur place, les visiteurs ne sont pas tous d'accord. De mi-novembre à mai, Corinne passe tous les jours au pied de la Grande Roue de la concorde. Elle est caissière dans un musée à quelques mètres de l’attraction qui attire selon elle les visiteurs dans cette partie du centre de Paris. "Elle apporte une ambiance de fête, c'est Noël… Elle est très jolie je trouve. Quand il y a la roue, cela attire beaucoup plus de tourisme. Et quand elle n'est pas là, ça fait un peu vide. On le ressent dans le musée".

300 tonnes de métal blanc, des néons qui scintillent à la nuit tombée. Une verrue dans le paysage estime Jean-Pierre. "Avec les Tuileries derrière et le Louvre, qu'est-ce que ça vient faire ici? Sur le plan esthétique c'est inacceptable". Le conseil de Paris tranchera le 20 novembre prochain.

Jean-Baptiste Bourgeon (avec A.M.)