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Grève SNCF: prime, embauches... Ce que propose la direction aux contrôleurs

La direction de la SNCF a reçu longuement les syndicats de contrôleurs jeudi soir. Une réunion pour tenter de sortir au plus vite de la crise alors que des milliers de Français se retrouvent impactés par la grève en plein week-end de Noël. Une situation que n'accepte pas le gouvernement, qui a mis la pression sur la direction du groupe.

Sauver les fêtes. C’était le mot d’ordre pour le gouvernement et la direction de la SNCF ce jeudi, face à la grève des contrôleurs qui va fortement perturber la circulation des trains tout au long du week-end de Noël. Pour éviter que cette grève des contrôleurs ne se prolonge au Nouvel An, la direction de la SNCF a reçu en urgence jeudi soir les syndicats. Une réunion qui a tout de même duré 4h30.

Trois propositions en ressortent. Une prime de 720 euros par an au lieu de 600 euros, soit dix euros de plus par mois, 200 embauches en 2023, et le même statut pour tous les contrôleurs. Le collectif de grévistes attend lui 250 euros de prime par mois. "On est assez loin du compte" avoue un syndicaliste présent à la réunion.  

Si les syndicats ont été reçus un peu en urgence jeudi soir, c'est parce que le gouvernement a mis la pression sur la SNCF. En effet, cette réunion a été avancée de quelques heures, après des discussions entre la direction de la SNCF et le gouvernement dont la Première ministre, Élisabeth Borne, et le ministre des Transports, Clément Beaune, qui sont en contact constant avec l'entreprise ferroviaire.

Vers une levée de l'appel à la grève?

Emmanuel Macron a lui-même remis la pression sur le gouvernement en conseil des ministres, pour ne pas être "observateur des conflits sociaux". Le président toujours très agacé par la situation: "Il n’est pas tolérable que quelques centaines de personnes bloquent le pays et gâchent les fêtes des Français", a-t-il lancé. Mais la marge de manœuvre est faible. Difficile de demander à la direction de la SNCF de lâcher trop de lest, face à un mouvement de grève hors des syndicats représentatifs.

Après la réunion, tard jeudi soir, le gouvernement a salué un rendez-vous de travail dans un climat constructif. La balle est désormais dans le camp des syndicats qui doivent donner leur réponse d'ici ce vendredi midi. Avec un espoir pour le gouvernement, la levée de l'appel à la grève. Ce qui signifierait un retour à la normale au mieux pour le week-end du 31 décembre.

Romain Cluzel et Maryline Ottmann avec Guillaume Descours