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Hollande plutôt que Le Pen: "Mieux vaut quelqu'un de mou que quelqu'un de dangereux"

Invité de Jean-Jacques Bourdin jeudi, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'en cas de second tour entre Marine Le Pen et François Hollande lors de la présidentielle, il voterait pour le président sortant. Ce choix, qui rompt avec le discours du "ni-ni" tenu lors des élections locales, divise les électeurs de droite.

Jeudi, le candidat à la primaire de la droite et du centre Nicolas Sarkozy déclarait au micro de Jean-Jacques Bourdin qu'il voterait "à contrecœur" François Hollande, en cas de second tour entre le président sortant et la candidate du Front National Marine Le Pen. Au sein des électeurs de droite, cette décision divise.

Alexandre, qui estime qu'il "aurait du mal à voter François Hollande", "comprend la décision" de l'ancien chef de l'Etat. "Marine Le Pen, ça fait peur. Il vaut mieux quelqu'un de mou que quelqu'un de dangereux", a-t-il affirmé.

Adelia, la quarantaine, considère elle que Marine Le Pen est la meilleure solution, et envisage même de ne pas voter Nicolas Sarkozy lors de la primaire à cause de cette déclaration.

"On n'est pas dans la même dimension"

Les proches de l'ancien président défendent sa sortie, évoquant une situation totalement différente à l'approche de la présidentielle. Pour le député LR du Nord Sébastien Huyghe, la fin du "ni-ni" est la meilleure solution à l'approche de l'élection présidentielle. "Il y a les élections locales et l'élection présidentielle, on n'est pas dans la même dimension", a-t-il assuré. "On a des convictions, des valeurs, et on les assume", a-t-il poursuivi.

Pour se défendre de sa sortie le soir-même, Nicolas Sarkozy a utilisé la carte de l'ironie. En meeting à Marseille, le candidat à la primaire de la droite et du centre a assuré qu'un duel entre François Hollande et Marine Le Pen ne pouvait pas se produire.

F. H. avec Quentin Pommier