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"Il faut moins d'arrogance et plus d'humilité": un député LaREM refuse d'effacer les tags après la dégradation de sa permanence

Le député a décidé de ne pas nettoyer sa permanence tout de suite, estimant que les responsables de ces dégradations avaient attaqué la République.

Une nouvelle permanence dégradée. En marge d'une manifestation de "gilets jaunes" samedi, le local d'un député La République en Marche de l'Hérault Jean-Pierre Vignal, a été la cible de jets d'œufs et a également été tagué.

Pour l'instant l'élu a décidé de ne pas nettoyer la façade: "Je laisse ces tags car ces personnes ont attaqué la République", a-t-il tenu à expliquer ce lundi sur RMC, avant d'évoquer la responsabilité des élus dans le manque de confiance de la population.

Repenser l'Assemblée nationale et le Sénat

"Quelques personnes, "gilets jaunes" ou non, ont décidé de taguer la permanence mais d'autres ne voulaient pas, des voisins voulaient nous aider à nettoyer, donc j'ai décidé que pour l'instant je laissais cet acte sur la permanence", a détaillé l'élu.

Jean-Pierre Vignal a également évoqué une "responsabilité partagée" dans une société de "plus en plus agressive", ajoutant qu'il fallait repenser l’Assemblée nationale et le Sénat: "Quand les gens voient des images où il y a dix parlementaires dans l’hémicycle, les gens nous écrivent en nous insultant. Le vrai débat c'est quand doit-on être à l'Assemblée et sur nos circonscriptions ?".

La crise des "gilets jaunes" n'est pas finie

"Il faut moins d'arrogance, plus d'humilité et plus de travail avec l'opposition politique (...) On a tous une responsabilité, à la fois les syndicats, l'opposition et les Français. J'ai peur que la politique devienne un sport extrême" s'est-il inquiété.

Jean-Pierre Vignal a également estimé que la crise des "gilets jaunes" n'était pas finie, alors que le mouvement. Il a aussi appelé à réfléchir sur 10 ans, en assurant qu'Emmanuel Macron ne pouvait pas tout changer en seulement deux ans de mandat.

Guillaume Dussourt