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Incident raciste à l'Assemblée: Carlos Martens Bilongo réclame "la sanction la plus lourde"

Dans "Apolline Matin" ce vendredi sur RMC et RMC Story, le député LFI Carlos Martens Bilongo, interrompu par une phrase raciste à l'Assemblée nationale la veille, demande "la sanction la plus lourde" contre le député RN Grégoire de Fournas.

Un incident raciste en pleine séance de l'Assemblée nationale. Alors que le député LFI Carlos Martens Bilongo posait une question au gouvernement au sujet d'un bateau de migrants en Mer Méditerranée, le député RN Grégoire de Fournas a prononcé la phrase "Qu'il retourne en Afrique". Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, a suspendu la séance. Le bureau de l'Assemblée nationale se réunit ce vendredi après-midi, pour décider d'une sanction contre le député RN.

"J’attends la sanction la plus lourde, explique Carlos Martens Bilongo dans 'Apolline Matin' ce vendredi sur RMC et RMC Story. Nous sommes pour la révocation des élus par le citoyen. Il a été élu par le peuple, malheureusement. Il y a une pétition qui tourne. Il faut qu’il prenne conscience, que la société française prenne conscience que le racisme, le fascisme est malheureusement dans l’Assemblée. Je suis français, je suis né en France. Je suis allé en Afrique pendant une semaine, uniquement pour des vacances."

"Les députés RN ont des propos abjects, ce n’est pas la première fois"

"J’entends ‘retourne en Afrique’, je réponds du tac au tac ‘pas du tout’, raconte Carlos Martens Bilongo. Je me dis: ‘Qu’est-ce que je fais là ? On est en 2022’. Je suis député de la nation et on me renvoie à ma couleur de peau en pleines questions au gouvernement. C’est une phrase raciste. Avec ce genre de personnes, on ne peut rien attendre. J’ai reçu des tonnes de messages de beaucoup de Français qui me disent qu’ils entendent ces phrases à l’école, au travail. Vous vous rendez compte de la violence ? On renvoie des Français à leur couleur de peau."

Selon Carlos Martens Bilongo, "ce n’est pas la première fois" que les députés du Rassemblement national tiennent "des propos abjects". "J’ai 30 ans, j’ai connu le RN avec Jean-Marie Le Pen en 2002, souligne l'élu LFI. Le vrai visage, il n’a jamais changé. Malheureusement, les médias ont joué un jeu de dédiabolisation du RN, de Marine Le Pen. On en voit les conséquences. Il y a 89 députés RN. Ils ont des propos abjects. Ce n’est pas la première fois. Là, ça a visé ma personne directement."

La Nupes et la majorité plaideront devant le bureau de l'Assemblée nationale pour la peine la plus lourde: la "censure avec exclusion temporaire", soit 15 jours de suspension pendant lesquels Grégoire de Fournas ne pourrait plus siéger. Son indemnité de député serait aussi divisée par deux pendant deux mois.

LP