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L'été très chargé du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin

Pas de vacances pour Gérald Darmanin. Le ministre de l'Intérieur s'est démultiplié cet été avec une actualité chargée entre les incendies, les rodéos urbains ou encore un déplacement à Mayotte. Mais cette omnipotence pourrait cacher autre chose et notamment une ambition présidentielle à l'issue de ce quinquennat.

Pendant l’été, le ministre de l’Intérieur s’est démultiplié. Gérald Darmanin en Corse, Gérald Darmanin sur les incendies, ou encore Gérald Darmanin en ce moment à Mayotte. “On ne parle que de lui matin, midi et soir”, s’agace même un cadre les Républicains.

Un député de la majorité raconte que “le ministre dort avec son téléphone sous l’oreiller", "toujours sur le qui-vive prêt à sauter dans son avion”. Le ministre de l’Intérieur est qualifié d’omniprésent. “Il serait inconcevable qu’il ne le soit pas", défend immédiatement un de ses soutiens.

Et son plan pour la rentrée, c’est de rester en première ligne et tant pis si ça énerve une partie de la gauche de la macronie. Il y a notamment le débat sur l’immigration ou encore la loi qu’il va porter pour augmenter le budget de son ministère et les moyens des policiers, 15 milliards d'euros de plus en cinq ans.

Une ambition pour 2027?

"Il imite Sarkozy avant son élection de 2007", se moque un des anciens camarades des Républicains. Une façon de dire que le ministre de l'Intérieur cherche à marquer des points pour 2027, alors qu’Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter. Pourtant, d’ici cinq ans, la route est encore longue. Le constat d’un responsable de droite est froid: “Contrairement à Édouard Philippe, il n’a pas de structure, pas de bas, pas de mouvement. Il n'est pas en ordre de bataille”, indique-t-il.

Gérald Darmanin, lui, ne cache plus de vouloir prendre des responsabilités au sein du parti présidentiel. Voilà qui devrait lui être utile pour se rapprocher des militants.

Cyprien Pézeril avec Guillaume Descours