RMC

LaRem est-il en train de devenir un parti comme les autres?

Christophe Castaner adoubé par l'Elysée à la tête de LaRem, semblant de débat interne, tirage au sort d'une partie du conseil national... le parti présidentiel est sous le feu des critiques pour manque de démocratie interne.

"LaRem, un mouvement radicalement différent des autres partis politiques existants", voilà ce qui est écrit sur le site internet du parti de la majorité. Pourtant le mouvement présidentiel est aujourd'hui sous le feu des critiques. Cent "marcheurs" ont ainsi quitté le parti cette semaine, déplorant le manque de démocratie interne.

Ce samedi, Christophe Castaner a été élu à la tête de La République en marche, sans surprise puisqu'il était le seul candidat, désigné par l'Elysée. Le parti présidentiel est-il donc en train de devenir un parti comme les autres?

> Oui, estime Philippe Gosselin, député LR de la Manche. Selon lui, le tirage au sort des membres du conseil national fait de LaRem un parti "pire que les autres":

"Il est quand même bien dans le système. C'est amusant de donner de bonnes leçons de démocratie à de bons vieux partis politiques comme le PS ou Les Républicains, je rappelle simplement que nous organisons des débats démocratiques. Il nous en a d'ailleurs coûté quelques difficultés en 2012 ou quelques années plus tard, mais dans nos fédérations, dans nos circonscriptions, nos comités sont élus au suffrage universel avec les militants, sans les exclure en faisant un tirage au sort".

> Stanislas Guérini, député LaRem de Paris et porte-parole du groupe LaRem à l'Assemblée balaie les accusations sur le tirage au sort et sur la candidature unique de Christophe Castaner à la tête du parti:

"C'est la seule formation politique où 25% de notre conseil national est composé d'adhérents volontaires qui ont été tirés au sort. On ne va pas se plaindre d'avoir un moment qui est plutôt consensuel, d'avoir des personnalités qui se parlent, se mettent d'accord pour savoir qui est le plus utile, dans quel endroit du dispositif.

On ne va pas faire semblant, alors qu'on arrive à se mettre d'accord, qu'on arrive à aligner et à être consensuel. Je crois que c'est d'ailleurs différent par rapport à ce que vivent d'autres formations politiques".

Pierre Rigo (avec P.B.)