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Le second tour des municipales le 28 juin, une décision qui fait débat chez les Français

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Ce scrutin pourrait toutefois être reporté si les conditions sanitaires étaient amenées à se détériorer d'ici-là.

Le second tour des municipales aura bien lieu le 28 juin prochain. Annonce faite hier par le Premier ministre Edouard Philippe qui estime que "la vie démocratique doit reprendre ses droits". Un second tour qui se déroulera dans les 5000 communes qui n'ont pas élu de conseils municipaux au premier tour, avec des précautions sanitaires particulières.

Pénétrer dans le bureau de vote sans masque sera par exemple interdit. Le gel hydroalcoolique sera obligatoire. Les électeurs seront invités à venir avec leur propre stylo. La décision fait débat chez les élus. Et les Français sont aussi divisés.

Devant le bureau de vote, il y a toujours les affiches électorales, délavées, certaines déchirées. Le premier tour il y a près de 10 semaines paraît bien loin aux yeux d'Amandine, mais cette étudiante est prête à participer une nouvelle fois au scrutin.

“Si le Conseil scientifique dit qu’il n’y a pas de problème et que les consignes de sécurité sont respectées, pourquoi pas. Il faut se dire que c’est quand même important et que si tout le monde n’y va pas ça n’aura servi à rien”, assure-t-elle. 

Un problème d'attitude des politiques ?

Laurent, au contraire, n'avait déjà pas voté au premier tour, et il n'est toujours pas rassuré. “C’est par crainte parce qu’on a une personne sensible à la maison, un enfant handicapé. Et la procuration, on en a jamais fait. Je vais y réfléchir, mais ça peut dire que j’envoie quelqu’un voter parce que j’ai peur de choper le covid, je l’envoie choper covid à ma place”, indique-t-il. 

Et pour que les électeurs aient également envie de voter, il faut que certains élus arrêtent de contester le scrutin, selon Bernard Sananès, président de l'institut de sondage Elabe.

“Si la plupart des candidats, la plupart des partis affichaient de manière plus ou moins ouverte leur soutien à ce second tour, peut être que ce consensus politique rassurerait une nouvelle partie des Français”, affirme-t-il. 

Les candidats eux, sont invités à fournir des professions de foi plus longues et détaillées pour convaincre les électeurs faute de meetings, contraires aux gestes barrières.

Nicolas Traino avec Guillaume Descours