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Législatives : Le Pen et Mélenchon s'évitent à Hénin-Beaumont

Le leader du Front de gauche et la présidente du Front national étaient tous en deux en déplacement à Hénin-Beaumont ce vendredi.

Le leader du Front de gauche et la présidente du Front national étaient tous en deux en déplacement à Hénin-Beaumont ce vendredi. - -

La présidente du Front national et le leader du Front de gauche étaient tous deux en campagne en vue des législatives à Hénin-Beaumont, principale ville de la 11e circonscription de Pas-de-Calais... et se sont soigneusement évités au marché de la ville.

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon étaient tous deux en déplacement à Hénin-Beaumont, principale ville de la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Les deux candidats aux élections législatives se sont soigneusement évités sur le marché de la ville. « On s'évite, on s'évite pas... On va pas se frapper parce qu'on se croise. Je suis allé dans des endroits où elle ne peut pas aller. (...) Dans les usines, ils vont la découper en rondelles », a lancé Jean-Luc Mélenchon.
Interrogée sur la candidature du leader du Front de gauche, qui en avait fait son ennemie principale durant la présidentielle, Marine Le Pen a d'abord déclaré: « Ça ne change pas ma manière de faire campagne ». « En revanche, les socialistes se plaignent en disant que l'arrivée de M. Mélenchon radicalise en quelque sorte les positions, et risque en réalité de nous renforcer, en amenant à voter contre lui des gens qui, peut-être, se seraient abstenus », a-t-elle déclaré.

« L'extrême droite tranquille à Hénin-Beaumont, c'est terminé »

« Ma présence oblige tout le monde à aller jusqu'au bout de sa logique. Les petits clapotis, les petits arrangements qu'il y avait ici, l'extrême droite tranquille à Hénin-Beaumont, (...), maintenant c'est terminé. Ca oblige tout le monde à sortir de postures et de faux semblants », a réagi le leader du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, arrivé après Marine Le Pen sur le marché.
La présidente du Front national a ensuite de nouveau accusé l'ex-ministre de l’Intérieur, Claude Guéant et son secrétaire d'Etat Alain Marleix, d'avoir redécoupé la circonscription, durant le dernier quinquennat, au profit de la gauche, en y ajoutant les villes PS de Carvin et Libercourt.Un redécoupage qui pourrait la faire perdre a-t-elle estimé.

La Rédaction, avec AFP