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Loi anti-casseurs: pourquoi le gouvernement veut s'inspirer des mesures anti-hooligans

La loi "anti-casseurs" est examinée en commission à l'Assemblée nationale après l'audition de Christophe Castaner, mardi. En réponse aux questions de députés parfois sceptiques le ministre a défendu un texte "qui vise à protéger les manifestants".

Une proposition de loi controversée en pleine crise des "gilets jaunes". Christophe Castaner a tenté de déminer mardi devant les députés les mesures les plus controversées de la proposition de loi "anti-casseurs" en assurant que ce texte n'était pas une loi "anti-gilets jaunes".

Le ministre de l'Intérieur était auditionné sur la proposition de loi "pour prévenir les violences lors des manifestations" qui sera discutée mercredi en commission et la semaine prochaine dans l'hémicycle.

S'inspirer du modèle des interdictions de stade

En réponse aux questions de députés parfois sceptiques sur le bien-fondé de la proposition de loi "anti-casseurs", Christophe Castaner a défendu un texte "qui vise à protéger les manifestants".

Selon lui, l'objectif du gouvernement est de pouvoir délivrer des interdictions de manifester ciblées. Cela concerne 100 à 200 personnes maximum. Des individus virulents appartenant à des groupuscules venant systématiquement casser lors des manifestations.

Certains députés de la majorité sont sceptiques

Le gouvernement veut en fait s'inspirer du modèle des interdictions de stade pour les hooligans. Les personnes visées seraient fichés uniquement le temps des manifestations assure le ministre. Christophe Castaner souhaite aussi un contrôle parlementaire pour éviter toute atteinte au droit de manifester.

Mais certains députés de la majorité sont sceptiques. Le député LREM de la Vienne Sacha Houlié, soutenu par une cinquantaine de députés, veut obliger le gouvernement à évaluer chaque année l'utilisation de cette loi anti casseur pour éviter les dérives.

Jean-Baptiste Bourgeon (avec James Abbott)