RMC

Marine Le Pen fustige les calculs des politiques sur Strauss-Kahn

Marine Le Pen a accusé Nicolas Sarkozy et les dirigeants socialistes d'avoir fermé les yeux sur le comportement "quasi pathologique" de Dominique Strauss-Kahn envers les femmes par calcul politique. /Photo prise le 1er mai 2011/REUTERS/Charles Platiau

Marine Le Pen a accusé Nicolas Sarkozy et les dirigeants socialistes d'avoir fermé les yeux sur le comportement "quasi pathologique" de Dominique Strauss-Kahn envers les femmes par calcul politique. /Photo prise le 1er mai 2011/REUTERS/Charles Platiau - -

Marine Le Pen a accusé jeudi Nicolas Sarkozy et les dirigeants socialistes d'avoir fermé les yeux sur le comportement "quasi pathologique" de Dominique Strauss-Kahn envers les femmes par calcul politique.

La présidente du Front national a estimé sur RMC/BFM-TV que l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) avait une réputation non pas de séducteur, comme le disent ses amis, mais de harceleur, ce qui est selon elle "un délit" : "L'ensemble de la classe politique et journalistique bruissait non pas du comportement de séducteur invétéré, mais du comportement de harceleur de Dominique Strauss-Kahn, et un certain nombre de leurs adversaires politiques savaient que ce comportement quasi-pathologique pouvait être un avantage pour eux dans une campagne présidentielle", a-t-elle dit.

"Sarkozy veut faire oublier le Fouquet's avec le Sofitel"

Marine Le Pen a jugé "machiavélique" de la part de Nicolas Sarkozy d'avoir nommé "un homme dont on connaît la réputation à la tête du FMI pour se débarrasser d'un adversaire politique au risque de voir une affaire telle que celle-là éclater et éclabousser notre pays dans le monde entier".
Selon elle, le chef de l'Etat espère grâce l'affaire du Sofitel de New York, où Dominique Strauss-Kahn est accusé d'avoir tenté de violer une femme de chambre, "faire oublier le Fouquet's", où il avait célébré sa victoire en 2007.

"Traiter les puissants et les misérables sur le même pied d'égalité..."

Le chef de file du FN a accusé la plupart des dirigeants français de s'être ému du sort de Dominique Strauss-Kahn, incarcéré pour tentative de viol, et de sa famille, sans un mot pour sa victime présumée. "Je n'aime pas beaucoup le système judiciaire américain, mais il y a au moins une chose où il nous donne des leçons, c'est qu'il traite de manière parfaitement égale la femme de chambre et l'immigré, et le patron du FMI", a-t-elle dit.
Selon elle, la France devrait en tirer des leçons sur la manière "dont on traite les puissants et les misérables". "Ils devraient être traités sur le même pied d'égalité, ce qui en France n'est pas le cas."

Pour écouter l'intégralité du podcast de l'interview de Marine Le Pen par Jean-Jacques Bourdin, cliquez ici.

La Rédaction, avec Reuters