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Meeting commun de Sarkozy et Juppé à Limoges: les militants divisés

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ont fait meeeting commun hier soir à Limoges

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ont fait meeeting commun hier soir à Limoges - AFP

REPORTAGE - Nicolas Sarkozy et Alain Juppé se sont affichés ensemble mercredi soir à Limoges pour soutenir Virginie Calmels, tête de liste Les Républicains pour les régionales en Aquitaine-Poitou Charentes-Limousin. Une unité de façade qui a fait réagir les militants présents dans la salle.

Une fois n'est pas coutume et parce que les régionales le valent bien, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy se sont retrouvés ce mercredi soir à Limoges pour un meeting de soutien à la candidate LR pour les régionales en Aquitaine-Poitou Charente-Limousin: Virginie Calmels. Fini les regards froids, les parcours pour s’éviter, hier soir, les deux rivaux pour la primaire des Républicains (l’un déclaré, l’autre pas) ont fait assaut d’amabilités devant les militants pour montrer l’image d’un parti uni dans le combat pour les élections régionales.

Arrivés ensemble, ils se sont parlé à plusieurs reprises et sur scène l'ancien chef de l'Etat a même eu ces quelques mots: "Alain et moi, nous nous connaissons depuis bien longtemps. On a commencé ensemble. On n'a pas besoin de s'expliquer. Je sais ce qu'il pense, il sait ce que je pense. J'ai confiance, je pense qu'il a confiance en moi". Dans la salle, suite à cette prise de parole, Alexandre sourit.

"Juppé est capable de rassembler les Français"

Soutien affiché d'Alain Juppé, il estime notamment que l'ancien président de la République n'est pas vraiment sincère dans sa démarche: "Alain Juppé est un homme qui a beaucoup de courage, qui connaît bien les dossiers et je pense qu'il est capable de rassembler les Français. Nicolas Sarkozy, lui, est très clivant et ce n'est pas ce dont a besoin la France à l'heure actuelle".

A ses côtés, Juliette n'est pas d'accord: "Pour moi, c'est Sarko, c'est clair. Pourquoi? Parce qu'il est à droite de la droite". Elle reproche aussi la proximité d'Alain Juppé avec François Bayrou: "On a François Hollande grâce à Bayrou ! Je suis outrée. On ne peut pas pardonner. En tout cas, moi je ne pardonne pas". On le voit: plus la campagne pour les primaires approchent plus les militants sont divisés. Mais ils l'assurent: une fois le vote terminé, ils seront tous derrière le candidat désigné. Sans rancune.

M.R avec Stéphanie Collié