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Meeting de Poutou: "de l'argent il y en a, il est juste très mal réparti"

Philippe Poutou tenait son premier meeting de campagne ce jeudi à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis. Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) souhaite, entre autre, réduire le temps de travail et interdire les licenciements. Des propositions qui séduisent ses partisans.

Premier meeting de campagne pour Philippe Poutou qui a finalement réussi à obtenir ses 500 parrainages pour l'élection présidentielle. 250 personnes avaient répondu présents à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis.

Et pour lutter contre le chômage, le candidat anticapitaliste a sa philosophie: "Il n'y a aucune raison qu'il y ait 6 millions de gens dans le chômage ou la précarité et qu'à côté de ça il y ait des gens en burn-out. Il faut répartir tout ça entre toutes et tous". Répartir le travail en réduisant les semaines à 32 heures sans perte de salaire. Embaucher en conséquence et interdire les licenciements. Des mesures qu'il affirme pouvoir financer: "Pendant des décennies, les gens se sont battus pour réduire le temps de travail et pour permettre que les conditions de vie s'améliorent et on sait qu'il y a les moyens qui existent pour cela".

"On aurait un peu de temps pour soi"

Ces propositions sont accueillies par des minutes d'applaudissements, car les sympathisants, à l'image de Daniela, ont une petite idée pour trouver l’argent nécessaire: "Quand on voit les chiffres des milliardaires en France, on voit que de l'argent il y en a, il est juste très mal réparti".

Et comme Guillaume, les personnes présentes n'émettent aucun doute sur les bienfaits de telles mesures: "On aurait un peu de temps pour soi, pour la vie de famille, pour la vie culturelle".

D'autant que Philippe Poutou promet également une hausse du pouvoir d'achat en augmentant tous les salaires de 300 euros par mois.

P.B. avec Charlotte Peyronnet