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Premier meeting de Nicolas Sarkozy: "Cette campagne va l'aider à montrer que c'est lui le meilleur"

REPORTAGE - Nicolas Sarkozy a promis de "restaurer l'autorité de l'Etat" et de s'attaquer au "problème" de l'immigration, lors de son premier meeting de candidat à la primaire de la droite jeudi à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône). Un discours musclé, tranché, très à droite qui séduit les militants.

Nicolas Sarkozy a tenu ce jeudi soir à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) son premier meeting de candidat à la primaire. Un choix qui ne devait rien au hasard. En effet, en région PACA, de nombreux électeurs de droite (et de gauche aussi parfois) ont déserté les partis traditionnels pour aller vers le FN. Et c’est à eux que Nicolas Sarkozy veut s’adresser en priorité en ce début de campagne. C'est pourquoi l'ancien chef de l'Etat a tenu un discours très musclé. Il a notamment promis de "restaurer l'autorité de l'Etat" et de s'attaquer au "problème" de l'immigration.

A chaque proposition sur l'identité, sur le burkini (il souhaite une loi l'interdisant sur tout le territoire), la salle applaudit chaudement, visiblement conquise. C'est le cas de Pascale, qui se dit totalement convaincue par ces propositions: "A partir du moment où on peut recevoir les gens, il n'y a pas de souci. Mais quand trop c'est trop, c'est que trop c'est trop ! Il faut remettre les choses à l'endroit".

"Maintenant il sait où il veut aller"

 Ce premier meeting a mis en avant l'un des problèmes que va devoir surmonter Nicolas Sarkozy: chaque thème évoqué va être un véritable numéro d'équilibriste. En effet, à chaque fois, il va devoir expliquer ce qu'il fera s'il est élu et dire pourquoi il ne l'a pas fait lorsqu'il était aux affaires. Pourtant, pour Christophe ce n'est pas un handicap, bien au contraire: "Personnellement, son caractère m'indispose par moment. Mais ce que je lui reconnais, c'est qu'il a tiré les leçons de ses erreurs et que maintenant il sait où il veut aller et il va y aller de façon très claire et très rapide. C'est ce dont on a besoin".

Clément, jeune militant de 23 ans, a lui aussi été séduit par le discours de l'ancien président de la République. "Il a admis avoir fait des erreurs. Il en a conscience, il les connaît et maintenant il est prêt à rectifier le tir et à faire ce qu'il faut, estime-t-il. Je vois en Nicolas Sarkozy l'espoir d'une économie plus stable. C'est l'élection de la dernière chance et c'est ce qui me séduit dans ses discours. Cette campagne politique va l'aider à montrer que c'est lui le meilleur et que c'est lui qui a les meilleures solutions pour la France".

M.R avec Stéphanie Collié