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Présidentielle : Chevènement retire sa candidature

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Le président d'honneur du MRC, Jean-Pierre Chevènement, a annoncé ce mercredi qu'il se retirait de la course présidentielle, ajoutant qu'il indiquerait "le moment venu" à qui il apporterait son soutien.

Jean-Pierre Chevènement jette l'éponge. L'ancien ministre renonce finalement à sa candidature à l'élection présidentielle, à moins de trois mois du premier tour.
Le président d'honneur du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) a annoncé son retrait à l'AFP ce mercredi matin, peu avant 9 heures: "Ayant pu exercer, autant que je le pouvais, le rôle pédagogique que je m'étais assigné, et n'ayant plus aujourd'hui les moyens de continuer ma campagne, je décide de retirer ma candidature. J'indiquerai bien sûr, le moment venu, le candidat à l'élection présidentielle auquel, les yeux ouverts, j'apporterai mon soutien".

Le Parti socialiste applaudit à la nouvelle

François Hollande a réagi sans tarder au retrait de Jean-Pierre Chevènement: le candidat socialiste y voit une décision "sage", ajoutant qu'il ne tient "qu'à lui" maintenant de se ranger ou pas derrière sa propre candidature. "Maintenant, c'est à lui de dire librement ce que sera son choix pour l'élection présidentielle", renchérit Pierre Moscovici, le directeur de campagne de François Hollande.
En 2002, certains observateurs avaient vu dans le maintien de la candidature Chevènement l'une des raisons de l'élimination de Lionel Jospin dès le premier tour de la présidentielle. Pour cette course 2012, Jean-Pierre Chevènement restait toutefois bien loin de son score de 5,3% en 2002: les derniers sondages le créditaient de moins d'1% d'intentions de vote.

Petit score, mais nombreux appels du pied

François Hollande n'est pourtant pas le seul à faire les yeux doux à Jean-Pierre Chevènement. A gauche encore, Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de Gauche, assure que "ce serait un honneur de l'avoir avec nous".
Même à droite, Nicolas Dupont-Aignan appelle le sénateur MRC à le rejoindre pour la course à l'Elysée. Le candidat du mouvement Debout la République a au moins un point commun avec Jean-Pierre Chevènement: les derniers sondages le créditent de 0,5% d'intentions de vote au premier tour.

La Rédaction, avec AFP