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Primaire à gauche: "A la place du président, j'aurais pris la décision de me séparer de Valls"

Dans une interview au Journal du Dimanche, Manuel Valls n'exclut plus désormais d'être candidat contre François Hollande à la primaire de la gauche. Une possibilité commentée ce lundi sur RMC par Frédérique Espagnac, sénatrice socialiste des Pyrénées-Atlantiques et proche du chef de l'Etat.

Le porte-parole du gouvernement français a réclamé lundi une "explication claire et franche" entre François Hollande et son Premier ministre Manuel Valls et exclut que le second reste à Matignon s'il décidait de se présenter à la primaire de la gauche pour la présidentielle. "Il n'y aura pas de primaire entre le président de la République et le Premier ministre", a déclaré Stéphane Le Foll sur Europe 1. Une prise de position commentée sur RMC par Frédérique Espagnac, sénatrice socialiste des Pyrénées-Atlantiques et proche du chef de l'Etat.

"Je pense que cela veut dire deux choses. La première, c'est qu'il n'est pas possible et pas envisageable de voir deux personnages à la tête de l'Etat faire campagne l'un contre l'autre. C'est donc simple: soit Manuel Valls décide d'être candidat et auquel cas il prend la décision de sortir du gouvernement. Ce qui est son droit. Je pense que quand Stéphane Le Foll dit ça c'est qu'il estime que Manuel Valls respectera le calendrier de François Hollande et qu'il ne sera pas candidat contre François Hollande. Mais c'est ce que dit Stéphane Le Foll".

"Bizarre que Valls et Hollande soient candidat l'un contre l'autre"

Mais "indéniablement, Manuel Valls a envie d'être candidat", ajoute-t-elle: "Ça se sent. Il n'aurait pas fait cette interview si ça n'était pas le cas". "Ça me paraitrait bizarre que Manuel Valls et François Hollande soient candidat l'un contre l'autre, affirme encore Frédérique Espagnac. Je ne le souhaite pas mais certains Français peuvent le souhaiter, dont acte. C'est la démocratie. J'ai confiance dans les primaires".

Mais François Hollande doit-il se séparer de Manuel Valls? "Je vais répondre directement: c'est vrai que c'est compliqué d'avoir une telle interview alors que le président de la République est à l'étranger. Si je dois répondre sans langue de bois, à sa place, j'aurais sans doute pris une décision (de me séparer de mon Premier ministre, ndlr) suite à la lecture de cette interview".

M.R avec Jean-Jacques Bourdin