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Réforme de la carte nationale d'identité: les maires de Seine-et-Marne réclament plus de moyens

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- - Illustration - Cartes d'identité - Jean-Pierre Muller - AFP

En Seine-et-Marne, il faut compter au moins 3 mois d'attente pour obtenir une carte d'identité ou un passeport dans certaines communes. Une situation intenable pour les maires des localités concernées.

En Seine-et-Marne, plusieurs maires sont vents debout contre la réforme de la carte nationale d’identité et du passeport, entrée en application le 28 février dernier. La faute à un simple boîtier d'empreintes digitales

Dans certaines mairies du département, il faut au moins trois mois d'attente pour obtenir une carte d'identité ou un passeport. La faute à un simple boitier à empreintes digitales.

Dix-huit maires se sont joints à l’appel lancé au début de l’été par Philippe Descrouet. Dans une lettre ouverte aux pouvoirs publics, le maire (UDI) de Serris dénonce la "situation complexe et ubuesque" liée à la réforme de la carte nationale d’identité et du passeport, entrée en application le 28 février dernier, en Seine-et-Marne.

Explosion des demandes

À la mairie de Serris, il faut à présent, au moins trois mois pour obtenir une carte d’identité ou un passeport. En mai 2017, les agents ont traité 1 160 demandes contre 480 requêtes un an plus tôt. La mairie de La Ferté-Gaucher est passée de 21 à 109 demandes pour le même mois.

En Seine-et-Marne seulement 31 communes sur 510 ont été dotées d’un dispositif de recueil (DR) pour enregistrer les demandes et délivrer les cartes d’identité et passeport avec l’équipement adéquat. Un dispositif indispensable. Conséquence: des usagers de tout le département se bousculent dans les rares communes équipées du terminal explique Nicolle Conan maire de Lizy-sur-Ourcq.

Menace de grève

"Nous sommes dans une communauté de communes ou nous sommes 22 communes. Nous sommes la seule à avoir un terminal. Cela nous pose un problème de temps, assure-t-elle au micro de RMC.

"Les communes qui ont plusieurs terminaux n'ont pas de résultats suffisants. C'est certainement faute de personnel. Et je ne peux pas prêter de personnel à ces communes-là", ajoute-t-elle.

Les dix-huit maires mobilisés demandent à l'État plus de moyens pour désengorger les guichets. Certains menacent même de faire grève à partir de septembre et de ne délivrer les titres officiels qu'aux habitants de leur propre commune.

Jean-Baptiste Bourgeon (avec G.D.)