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Royal affronte un dissident PS à La Rochelle

Ségolène Royal appelle au rassemblement pour le second tour des législatives.

Ségolène Royal appelle au rassemblement pour le second tour des législatives. - -

Parachutée à La Rochelle, Ségolène Royal est arrivée en tête dimanche soir avec 32% des voix. Mais au second tour, elle affronte Olivier Falorni, un candidat dissident du PS qui refuse de se désister. « Les électeurs veulent un député socialiste ancré sur son territoire », affirme-t-il sur RMC...

La carte interactive des résultats

Ségolène Royal voulait arriver en tête : c’est fait pour la candidate socialiste dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime, la circonscription de La Rochelle. Celle qui vise la présidence de l’Assemblée nationale obtient 32% des voix. Mais la bataille est loin d’être terminée : au second tour, Ségolène Royal doit affronter un dissident PS, Olivier Falorni, exclu du PS pour avoir refusé de retirer sa candidature. L’ex-patron des socialistes de Charente Maritime récolte 28% des voix. Près de 2 000 voix séparent les deux candidats. Ce lundi, la Première secrétaire du PS Martine Aubry, ainsi que le numéro 2 du parti Harlem Désir, demandent à Falorni de ne pas barrer la route à Ségolène Royal.

« Les candidatures uniques, c’était du temps de l’URSS »

Mais Olivier Falorni persiste, et affirme qu'il sera bien présent au second tour : « Je me suis déclaré candidat pour offrir la liberté de choix aux électeurs », explique-t-il sur RMC. « Ils ont adressé un message très clair hier soir [dimanche] : ils veulent un député socialiste, ils veulent aussi un député ancré sur son territoire. Je suis ce candidat, et j’espère être ce député. Je serai candidat au second tour parce que les candidatures uniques, c’était du temps de l’URSS, pas de la France du XXIe siècle. »

« Je ne suis pas quelqu'un de rancunier »

La candidate malheureuse à la présidentielle de 2007 a pourtant tenté de s’approcher du dissident, mais celui-ci a refusé de lui parler. Quelques minutes plus tard, elle lui lance un appel : « Je ne suis pas quelqu’un de rancunier. J’appelle chacun à se rassembler, et je souhaite que nous puissions nous voir le plus rapidement possible. » Mais le dissident socialiste reste droit dans ses bottes, et lui répond via la presse : « Ne comptez pas sur moi pour participer à je ne sais quel arrangement. La démocratie, ce n’est pas le tripatouillage entre les deux tours. »

L’UMP, arbitre du duel

Arbitre annoncé de ce duel fratricide : les électeurs de l’UMP. Avec 19,4 % des suffrages sur 11,70% des inscrits, Sally Chadjaa, la candidate de l'UMP, est privée de second tour - mais tout s’est joué à quelques voix près. Elle appelle à voter blanc dimanche prochain : « Fière de mes convictions, je ne voterai pas pour un candidat de gauche, c’est clair », a-t-elle déclaré. Pourtant, des « poids lourds » comme Jean-Pierre Raffarin et Dominique Bussereau, ex-ministre des transports, adoptent la stratégie du « tout sauf Ségolène Royal » : ils appellent donc les électeurs de droite à faire battre la candidate investie par le Parti socialiste. Rien n'est gagné pour Ségolène Royal...

La Rédaction, avec Thomas Chupin.