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Supprimer 60.000 places de stationnement pour des pistes cyclables à Paris? La réponse de Dati à l'annonce d'Hidalgo

Supprimer 60.000 places de stationnement pour des pistes cyclables à Paris? La réponse de Dati à l'annonce d'Hidalgo

Supprimer 60.000 places de stationnement pour des pistes cyclables à Paris? La réponse de Dati à l'annonce d'Hidalgo - RMC

Rachida Dati, maire du 7e arrondissement et candidate à la mairie de Paris était l'invitée de Jean-Jacques Bourdin pour RMC.

La candidate LR à Paris Rachida Dati a critiqué mercredi le plan "vélo" de la maire sortante Anne Hidalgo, qui "va créer la paralysie" s'il supprime des milliers de places de stationnement.

"Avec l'annonce qu'elle a faite hier de supprimer 60.000 places de parking à Paris, elle va créer la paralysie. Que veut-elle? Paris n'est pas assez dégradé?" s'est interrogée Rachida Dati face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC.

"La voiture n'est pas un luxe pour un certain nombre de Parisiens (...) Vous croyez que vous mettez vos parents âgés ou vos enfants sur un guidon de vélo? Que l'artisan va mettre sa caisse à outils sur une trottinette? C'est insensé", a-t-elle ajouté.

L'actuelle maire de Paris a promis mardi de créer le "Vélopolitain", un réseau de grands axes de pistes cyclables qui maillerait la ville, et de rendre cyclables l'intégralité des rues de Paris d'ici à 2024 si elle est réélue en mars. "Mme Hidalgo oppose un mode de mobilité à un autre. Moi je ne souhaite pas opposer le vélo à la voiture", a ajouté Mme Dati, en promettant d'élaborer si elle est élue "un "plan de mobilité avec des experts, les maires d'arrondissement et les maires de tout le Grand Paris" qui sera ensuite "soumis aux Parisiens"

Alors que l'association Paris en selle a invité les candidats à un "grand oral" mercredi soir, Rachida Dati s'est dite "d'accord avec leurs propositions" de plan vélo métropolitain "équilibré" et "harmonieux".

Rachida Dati est donnée en deuxième position derrière Anne Hidalgo par plusieurs sondages (20% contre 23% selon Odoxa-CGI dimanche).

La rédaction de RMC (avec AFP)