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Syrie: «Intervenir serait une erreur gigantesque», dit Mélenchon sur RMC

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Front de gauche.

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Front de gauche. - -

Ce mardi, Jean-Jacques Bourdin recevait Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, pour aborder le dossier des retraites, mais aussi Manuel Valls, que Jean-Luc Mélenchon a accusé d'être « extrêmement néfaste pour la gauche ».

Invité sur RMC et BFMTV, Jean-Luc Mélenchon a accusé la réforme des retraites d'être une « gesticulation punitive pour faire plaisir à la Commission européenne ». Le co-président du Parti de gauche a été très critique envers Manuel Valls qui « fait avancer une nouvelle ligne d’un socialisme dilué dont il ne reste de socialiste que l'adresse ». Jean-Luc Mélenchon s'est aussi fermement opposé à toute idée d'intervention en Syrie, « la poudrière du monde ».

Sur le Parti communiste

Pierre Laurent lui a-t-il « tiré dans le dos » ?

8h55 - Jean-Luc Mélenchon : « Il y a eu un échange vif, j’ai été cueilli à froid. Je suis pour qu’on continue à gérer avec des alliés socialistes des villes, il peut y avoir des nuances. Nous sommes agressés par les socialistes qui présentent des candidats contre nos maires sortants. Je souhaite que dans les élections municipales, le rassemblement le plus large se fasse autour de la ligne de rassemblement. Je m’adresse aux socialistes et aux écologistes. Il y a au moins une dizaine de villes où EELV nous ont approché pour faire des listes communes ».

Sur Manuel Valls

Manuel Valls, contaminé par le Front national ?

8h52 - Jean-Luc Mélenchon : « Absolument. Manuel Valls, progressivement, fait avancer une nouvelle ligne d’un socialisme dilué, il ne leur reste rien d’autre du socialisme que l’adresse, je les appelle les solfériniens. Manuel Valls est parti de l’idée anti-républicaine d’après laquelle il y a un ennemi de l’intérieur. Ce qu’il dit et fait est trop grave pour ne pas s’en rendre compte. Il a fait sans riposte ce qu’il voulait toute l’année. Pour la gauche, il est extrêmement néfaste. La ruse des socialistes, c’est d’avoir pris un titre dans une interview, pour faire un mur de haine contre moi. Ces gens-là dédiabolisent le Front national, et ils réagissent à un mot de moi ».

Sur les retraites

La réforme des retraites doit être présentée en septembre.

8h51 - Jean-Luc Mélenchon : « Le 10 septembre, il faut descendre dans la rue, battez-vous ».

8h50 - Jean-Luc Mélenchon : « On agite les mains d’un côté, mais on va prendre de l’argent sur les comptes de la famille ! »

8h50 - Jean-Luc Mélenchon : « On ne paye jamais trop d’impôts quand c’est pour la bonne cause. Il faut faire attention à cette soi-disant politique égalitaire, car les classes moyennes payent des impôts mais n’ont pas le retour ».

8h48 - Jean-Luc Mélenchon : « On nous dit qu’il y aura un trou de 20 milliards d’euros, mais c’est ce qu’on a donné aux entreprises avec le CICE ».

8h46 - Jean-Luc Mélenchon : « Cette réforme ne sert à rien. Il suffirait que l’on créé en 10 ans trois millions d’emplois, ça ferait 24 milliards de cotisations sociales de rentrées, et il n’y aurait pas ce trou. C’est une gesticulation punitive pour faire plaisir à la Commission européenne ».

Où veut en venir le gouvernement ?

8h45 - Jean-Luc Mélenchon : « Quand vous votez pour un gouvernement de gauche, vous attendez une politique de gauche. Le minimum syndical, c’est de ne pas toucher aux acquis sociaux. Il y a six mois, nous avons entendu des cocoricos extraordinaires, la France avait obtenu deux ans de plus pour tenir les objectifs de réduction de déficit de l’Union européenne. La France est une colonie de l’Union européenne. On nous a dit qu’on aurait nos deux ans si on s’attaquait aux retraites, si on privatisait les réseaux, et si on assouplit encore le marché du travail. Ce que fait le gouvernement, c’est obéir à la Commission européenne ».

Sur la Syrie

8h43 - Jean-Luc Mélenchon : « Nous sommes sur la poudrière du monde, à cet endroit, avec des conséquences immédiates sur Israël. Je ne fonctionne pas d’un point de vue politique, mais selon la paix du monde. On ne voit pas ce que font les Nord-Américains, en prenant le prétexte d’une buse butée et bornée, Bachar Al Assad ? Nous, nous sommes derrière, comme des petits Mickey. Est-ce normal qu’on intercepte l’avion du président Morales, cet été, au prétexte que les Américains soupçonnaient monsieur Snowden d’être à bord, alors qu’il est un bienfaiteur de la France ».

8h42 - Jean-Luc Mélenchon : « Nous sommes des suiveurs depuis des mois, parfois on aboie plus fort que la meute en se mettant devant pour se donner de la contenance ».

Sur l’utilisation d’armes chimiques.

8h40 - Jean-Luc Mélenchon : « C’est une situation épouvantable d’utiliser des armes chimiques. Mais supposez que ce soit l’opposition qui utilise des armes chimiques, est-ce que nous irions bombarder l’opposition ? Il y a en Syrie une base de la Russie qui peut comporter jusqu’à 40 navires. Vous croyez qu’ils vont lâcher prise ? Arrêtons la comédie. Les Syriens sont un prétexte pour les uns et les autres à un jeu de domino ».

Faut-il intervenir en Syrie ?

8h36 - Jean-Luc Mélenchon : « Ce serait une erreur gigantesque, peut-être le seuil d’une guerre beaucoup plus large que tout ce qu’on a vu dans la région jusqu’à aujourd’hui. Les Américains ont toujours une excuse pour intervenir, en Irak c’étaient les armes de destruction massive, ici ce sont les gaz. Je ne me prononce pas sur le fait de savoir qui utilise quoi, mais prenez tous le temps du sang froid. Il y a à peine six mois, la personne qui a fait le rapport de l’ONU sur la situation de la Syrie, ancienne présidente du TPI, disait que les armes chimiques étaient utilisées par l’opposition. Cette armée d’opposition ne pourrait pas tenir le choc si elle n’était pas armée par des puissances étrangères, notamment le Qatar. La guerre serait une erreur totale ».

Retrouvez aussi l'émission Bourdin & Co de ce mardi matin.

Le titre de l'encadré ici

|||-> Intervention en Syrie : danger ou nécessité ?

-> En Syrie, mieux vaut prendre les armes que perdre notre âme : le parti pris d'Hervé Gattegno

M. Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin