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Portiques de sécurité dans les gares: "Je pense que ça va m'énerver très vite"

REPORTAGE - Dans un contexte de menace terroriste, la région PACA expérimente à partir de mardi un nouveau dispositif de sécurité à la gare Les Arcs-Draguignan (Var). Une mesure testée par RMC en compagnie de certains voyageurs.

Après les aéroports, après certains lycées, place aux gares. Alors que la menace terroriste s'intensifie chaque jour, la région PACA expérimente à partir de mardi les portiques de sécurité à la gare Les Arcs-Draguignan (Var). Plus précisément, le dispositif comprend deux portiques de sûreté, un tunnel de contrôle des bagages, une équipe de contrôle de sécurité (composée de six agents) pour assurer le bon fonctionnement, un système d'enregistrement vidéo et un dispositif d’information des voyageurs.

Mais contrairement aux systèmes en place dans les aéroports qui ne filtrent que les passagers avant l'embarquement, ces postes d'inspection seront installés à l'entrée des gares pour empêcher l'intrusion de toute personne portant une arme. Un nouveau dispositif que RMC a pu tester en compagnie de certains voyageurs. Parmi eux, Jérôme, un peu surpris par un tel système, qu'il a été un premier à tester, mais il assure "ne voir aucun inconvénient à se faire contrôler. C'est une mesure de sécurité".

Expérimenté pendant six mois

Antoine craint en revanche que cela n'engendre quelques embouteillages aux heures de pointe: "Ce n'est pas quelque chose qui me convient parce que je suis souvent pressé et que j'ai souvent beaucoup d'affaires. Et là, il va falloir attendre avant de monter dans le train et je pense que ça va m'énerver très vite". Mais pour François Colepied, directeur du projet à la SNCF, cette inspection permettra de repérer précisément les objets interdits.

"L'idée n'est pas de détecter les pièces de monnaie ou les trousseaux de clefs dans les poches mais que, en cas de suspicion d'armes à feu ou d'engins explosifs, on puisse interdire l'accès à la gare et qu'on appelle les forces de l'ordre". A noter que ce dispositif est expérimenté pendant six mois dans cette seule gare, où transitent 750.000 voyageurs par an. Il sera ensuite étendu aux 141 autres gares de la région.

M.R avec Elodie Messager