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Pour "concilier fin du monde et fin du mois", le Grésivaudan a choisi l'auto-stop organisé

RMC a choisi de mettre en avant des initiatives citoyennes, en donnant la parole à celles et ceux qui tentent de trouver des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique. Cap sur le Grésivaudan entre Grenoble et Chambéry.

Dans le Grésivaudan, entre Grenoble et Chambéry, l'auto-stop solidaire a la cote. Une solution écologique et solidaire qui permet d'éviter de prendre sa voiture dans une zone où les transports en commun sont rares.

Le pouce levé, une pancarte avec sa destination à la main, Valérie attend qu'un automobiliste s'arrête pour rentrer chez elle. 2 fois par semaine, cette salariée dans l'industrie fait de l'auto-stop: "L'intérêt pour moi, c'est de faire des économies. Nous n'avons plus qu'une voiture dans le foyer. Je gagne un plein par mois, soit 80 euros".

"On ne peut pas mettre des bus partout"

Ce soir-là, c'est Laurent qui s'arrête. Pour lui, il y a un autre intérêt à partager sa voiture: "Il y a une raison écologique. Ça évite à quelqu'un de prendre sa voiture, c'est très important".

"Concilier fin du monde et fin du mois" comme l'a formulé Emmanuel Macron mardi, c'est possible avec l'autostop organisé. Dominique Flandin-Granget est en charge de la mobilité pour la communauté de communes du Grésivaudan: "C'est l'une des solutions pour appliquer cette phrase. On ne peut pas mettre des bus partout. C'est une solution qui est écologique et qui permet à ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois de profiter de la solidarité des autres conducteurs".