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Prendre l'avion après le crash de l'A320: "Il y a une appréhension c'est certain"

A l'aéroport de Nice, il y a un peu d'appréhension

A l'aéroport de Nice, il y a un peu d'appréhension - VALERY HACHE / AFP

L'avion de la Germanwings qui s'est écrasé en France n'a fait aucun survivant. Un crash impressionnant qui a marqué les esprits et provoqué quelques angoisses chez les voyageurs qui ont pris un vol cette semaine. Reportage à l'aéroport de Nice.

Ce mardi, un Airbus A320 de la compagnie Germanwings s'est écrasé dans les Alpes françaises. De quoi faire redoubler d'angoisse les phobiques de l'avion. C'est le cas par exemple de Benjamin rencontré par RMC à l'aéroport de Nice, quelques minutes avant de s'envoler pour Paris. Il a une boule au ventre car il l'avoue, depuis le crash, son état d'esprit avant de voyager à changer: "Quand on prend l'avion, on n'est plus comme avant parce que n'importe quoi peut arriver à n'importe qui. On va être obligé de savoir ce qu'ils ont dans la tête, plus dans les valises mais dans la tête. Et c'est vrai qu'on a la trouille", confesse-t-il, fataliste.

Ghislaine, elle, vient d'arriver à Nice. Dans Bourdin Direct, elle admet "avoir été très stressée parce que c'est tout récent quand même. Cela fait très, très peur". Elle ajoute avec piété: "Si on ne peut plus avoir confiance en un policier, un pilote, quelqu'un de très responsable… alors on a confiance en Dieu. C'est pour ça que j'ai fait une prière. Et je suis bien arrivée !"

"Essayer de se raccrocher à ce qu'on peut"

Yannick, pour sa part, doit prendre un vol pour Toulouse et il confie à RMC qu'il sera particulièrement attentif au personnel qui va l'accompagner: "Je vais quand même jeter un coup d'œil à l'équipage par mesure de précaution. On va essayer de se raccrocher à ce qu'on peut : un petit regard, quelque chose de rassurant, un petit sourire… Mais il y a une appréhension, c'est certain".

Mais la plupart des voyageurs comme Nina essaient de relativiser. Cette catastrophe aérienne ne l'a pas dissuadée de prendre l'avion : "Je l'ai pris quatre fois depuis le crash. De toute façon, je ne vais pas m'arrêter de travailler ni de voyager à cause de cela. Est-ce que ça me stresse plus ? Non, mais j'y pense".

Maxime Ricard avec Elodie Messager