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Présidentielle 2017: "Si Nicolas Sarkozy est candidat, il doit démissionner du parti"

Thierry Solère, président de la Commission d’organisation de la primaire de la droite et du centre, a rappelé ce jeudi sur RMC les règles de cette primaire. Il a notamment souligné que "c'est le vainqueur qui désignera le patron du parti".

Nicolas Sarkozy, président des Républicains et vrai-faux candidat à la primaire de la droite pour 2017, revêt tous les jours un peu plus ses habits de campagne, au grand dam de ses concurrents, qui lui reprochent cette double casquette. C'est pourquoi Gérard Larcher, membre du Comité d'organisation de la primaire de droite, a indiqué mercredi que la Haute autorité de cette primaire "allait être saisie" sur ce cas en s'appuyant sur le règlement de la primaire qui dit que "si un membre de la direction du parti est candidat à la Primaire, il doit démissionner de la direction dès son annonce, et au plus tard le 25 août".

Ce que confirme ce jeudi sur RMC, Thierry Solère, député LR des Hauts-de-Seine et président de la Commission d’organisation de la primaire de la droite et du centre. "Nicolas Sarkozy est président du parti. Est-ce qu'il sera candidat à la primaire? Oui, j'en suis certain", indique-t-il avant de revenir sur la naissance de ce règlement. "Nicolas Sarkozy a été élu président en décembre 2015 et pour trois ans. Quand nous avons arrêté les règles de la primaire, la question de savoir ce qu'il allait se passer si le président du parti se présentait s'est posée. Certains plaidaient pour une mise en congé et d'autres pour une démission".

"Les règles ne sont pas faussées"

"A l'unanimité, on a décidé que si Nicolas Sarkozy, ou tout membre de la direction, est candidat à la primaire: il doit démissionner. Et au lendemain de la primaire, c'est le vainqueur qui désignera le patron du parti pour éviter que le système soit mal géré", souligne encore Thierry Solère. Mais que faire avec la situation actuelle de la vraie-fausse candidature de Nicolas Sarkozy? "On peut dire ça depuis le premier jour, depuis son retour, estime le député des Hauts-de-Seine. Je pense que Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, n'est pas revenu en politique pour autre chose que d'aller à la présidentielle".

Pour autant, Thierry Solère considère que "les règles ne sont pas faussées": "Ce qui ne serait pas sain, c'est que pendant la compétition, lorsque la primaire aura officiellement débuté, Nicolas Sarkozy soit encore là en tant que président du parti. Là, ce serait une distorsion de concurrence. Le jour où il nous dit qu'il est candidat, s'il l'est, il doit démissionner dès le lendemain. Et s'il veut attendre le dernier moment, il doit le faire quinze jours avant le dépôt des candidatures. Donc au pire des cas, s'il est candidat, le 25 août, il y aura une gouvernance transitoire".