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Profs non remplacés à l'école Jules Ferry d'Asnières: "Nous sommes dans une situation d'urgence"

Pas moins de 20.000 journées de classe ont été manquées en primaire et en secondaire depuis la rentrée 2015, selon la FCPE

Pas moins de 20.000 journées de classe ont été manquées en primaire et en secondaire depuis la rentrée 2015, selon la FCPE - MYCHELE DANIAU / AFP

REPORTAGE - Pas moins de 20.000 journées de classe ont été manquées en primaire et en secondaire depuis la rentrée 2015, selon les estimations de la FCPE première fédération de parents d'élèves, qui appelle à une journée de mobilisation ce jeudi. A l'école Jules Ferry d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), cette question du manque de remplaçants désespère les parents...

La FCPE, première fédération de parents d'élèves, organise ce jeudi une journée de mobilisation pour réclamer au ministère de l'Education de régler la question des absences de professeurs non remplacés. Depuis le début de l'année, l'organisation comptabilise 20.000 journées de cours non remplacées de la maternelle au lycée, sur la base des signalements effectués par des parents sur son site ouyapascours.fcpe.asso.fr.

Trois semaines sans cours

Alors que le signal d'alarme avait déjà été tiré mi-février, les parents d'élèves en ont désormais ras-le-bol. Exemple à l'école Jules Ferry d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), où l'enseignante de moyenne section de maternelle est en congé maternité depuis trois semaines et n'a toujours pas été remplacée. Une situation qui désespère cette mère de famille car elle estime que ce départ aurait dû être anticipé.

"Ma fille commençait à apprendre l'écriture attachée, à apprendre à lire, à reconnaître les lettres, les syllabes… Mais cela fait trois semaines déjà que les enfants n'ont pas classe. Ils sont répartis dans d'autres classes et passent leur journée à faire des dessins. Pas d'activité, rien", s'agace-t-elle. Une des institutrices de l’école regrette aussi la situation et assure qu'il ne s'agit pas d'un cas isolé.

"Les enfants n'ont rien à faire"

"Dès qu'un enseignant est malade, il n'est pas remplacé, insiste-t-elle. Les enfants n'ont rien à faire de la journée et cela a des conséquences pour les autres enseignants car l'on augmente leur effectif de classe. Ils doivent aussi prendre du temps pour leur donner de quoi s'occuper". Pour Vanessa Touby, présidente de l’Association des parents indépendants de l’école, la situation a trop duré.

"Nous sommes dans une situation d'urgence. En effet, l'an prochain, des enfants vont arriver en CP sans avoir l'apprentissage requis". A noter que les parents d’élèves de prévoient de continuer à se mobiliser, tant que la que la situation ne sera pas réglée.

M.R avec Marie Dhumières