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"Quand ça va tomber sur nos poches ça va être catastrophique": l'inquiétude des ostréiculteurs avant la marée noire

La marée noire ne devrait pas toucher le littoral avant plusieurs jours, mais les ostréiculteurs craignent de grosses pertes.

Deux nappes d’hydrocarbures qui avancent, et l’inquiétude des exploitants du littoral atlantique qui monte. Ce n’est qu’une question de jours pour que ces nappes n’atteignent les cotes après le naufrage du navire italien Grande America au large de La Rochelle. 

Les autorités ont tout de même soulevé un avantage. Les deux nappes avancent lentement ce qui laisse un peu plus de temps pour organiser des opérations de pompage. Pas de quoi rassurer les ostréiculteurs comme Jean-François Beynaud à l’Ile de Ré.

"Quand ça va tomber sur nos poches ça va être catastrophique. Les produits pétroliers vont se coller dans les mailles, ça va obstruer la poche et ça risque de tomber à l’intérieur où les huîtres se trouvent. Elles vont se refermer pour ne pas se nourrir parce qu’elles vont trouver ça désagréable et donc elles risquent de mourir", explique-t-il. 

Une situation qui fait également craindre un été peu fructueux. "Même si on n’est pas touché par la marée noire, si on a ce genre de publicité, les gens qui ont des réservations, ils vont les oublier", affirme-t-il. 

Mise en place de barrage flottant

Tony Berthelot, a déjà son plan de bataille, il est adjoint au maire de La Couarde-sur-Mer sur l’Ile de Ré, en charge de la défense du littoral.

"Il faut une paire de gants, une combinaison papier et puis des petites mains pour envisager un ramassage. Les barrages flottants peuvent être installés uniquement quand la pollution est arrivée. C’est uniquement utilisé pour fermer toutes les arrivées d’eau qui alimentent les marées pour éviter que les marées noires entre dans les zones naturelles", explique-t-il.

Depuis jeudi, avec le risque de marée noire, tout le personnel de la commune est en alerte. 

Margaux Bédé avec Guillaume Descours