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Qui est Florent Manaudou, ex-champion olympique?

LE PORTRAIT DU JOUR - Florent Manaudou va tenter de réitérer l’exploit d’une victoire au 50m nage libre ce week-end aux JO de Tokyo.

1 mètre 99 pour 100 kilos. Voilà pour le portrait. Et encore il a perdu 11 kilos ces derniers mois. Pas un poil de gras dans tout ça évidement, donc un monstre de muscles.

Alors que Florent Manaudou est un bon vivant, il mange et revendique même "ne jamais se priver". Il a d’ailleurs un restaurant à Marseille qui s’appelle… La Piscine.

Florent Manaudou ne prend pas de plaisir à nager, il l’a dit et redit mais il prend du plaisir à gagner. C’est pour ça qu’il a repris la natation après 3 ans d’absence. Notre Apollon espère bien nous surprendre, comme aux JO de 2012. Il avait 21 ans, il était outsider, comme aujourd’hui. Et il a décroché l’or.

Pendant ces 3 ans sans natation, il s’est mis au hand et à la guitare. C’est un touche-à-tout qui apprend vite et se lasse vite aussi. Permis moto, permis bateau qu’il pratique dans les Calanques de Marseille, saut en chute libre, ski. Il faut que ça bouge, et que ça aille vite, surtout.

Il a désormais 30 ans et s‘est fait tatouer un gorille sur le bras. Animal puissant et réputé pour son sens de la famille, un animal qui lui correspond parfaitement. Car chez les Manaudou, l’esprit de famille, c’est aussi sacré que la natation.

Epicurien et mauvais perdant

D’ailleurs, il est en couple avec la nageuse danoise Pernille Blume, championne olympique elle aussi du 50 mètres nage libre. Ça en fait le couple le plus rapide des JO.

On sent qu’il exaspère un peu ses entraineurs. "La clé, c'est de ne pas trop l'emmerder, raconte l’un d’entre eux. Si tu le gaves, il va arrêter de nager. Il l'a déjà fait un paquet de fois".

Epicurien donc, un poil dilettante, assez éloigné de l’ascète qu’on pourrait s’imaginer s’entrainant jour et nuit dans une piscine. Mais déterminé et talentueux et puis mauvais perdant. C’est sa sœur Laure qui raconte: "Aux cartes avec ses potes, ou à la PlayStation, il est capable de casser la table quand il perd, et de faire la gueule pendant trois jours".

Le mauvais côté du champion quoi. On ne peut pas en avoir que des bons. Aux JO de 2016, il a raté la médaille d’or pour un centième de seconde. Pas question de devoir casser la table cette fois-ci.

Bérangère Bocquillon