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Redécoupage des régions: des économies, mais pas tout de suite

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Selon le gouvernement, le passage de 22 à 13 régions devrait faire économiser 10 milliards d'euros. Mais cette réforme qui entrera en vigueur le 1er janvier 2016, devrait d'abord coûter de l'argent.

10 milliards d'économies. Ce sont les économies que prévoit le gouvernement avec le passage de 22 à 13 régions. Mais le compte n'y sera pas, en tout cas, pas tout de suite, car la réforme va d'abord coûter de l'argent. 500 millions d’euros selon l’Ifrap, institut spécialisée dans les politiques publiques.

Pourquoi? Il va falloir agrandir les bâtiments pour recevoir les conseillers régionaux, car si les régions fusionnent, le nombre d’élus restent le même. Il va falloir organiser les déménagements, adapter les logiciels informatiques. Et prendre en compte les nouveaux déplacements des conseillers: qui dit grandes régions, dit grandes distances… Et donc des frais kilométriques supplémentaires.

"Une réforme qui ne réorganise pas en profondeur"

Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’Ifrap, craint que cette réorganisation ne soit pas assez poussée: "L'idée au départ c'est quand même d'alléger le millefeuille, de dire qui fait quoi, de mieux répartir les compétences et donc de faire des économies. Or en réalité, on est un peu dans une réforme qui voudrait réorganiser mais qui ne réorganise pas en profondeur".

Agnès Verdier-Molinié craint que l'on ne fusionne pas vraiment les administrations: "le risque c'est qu'on ne réduise pas le nombre d'agents, qu'on ne mutualise pas vraiment à fond les directions".

D'ailleurs selon elle, certaines régions veulent, par exemple, regrouper les services informatiques des 2-3 régions fusionnées et envisagent de créer une direction pour chapeauter tous ces services qui existaient déjà. Pas vraiment une manière de faire des économies.

La rédaction avec Antoine Perrin