RMC

Refus de serrer la main de Hollande: Florence, auditrice de RMC, dit son "admiration"

Florence, factrice dans les Pyrénées-Atlantiques, a appelé Jean-Jacques Bourdin ce mercredi pour dire son "admiration" du geste d'un responsable syndical de la CGT, qui a refusé de serrer la main de François Hollande, mardi à Saint-Nazaire.

C'est un témoignage qui illustre la colère sociale en train de monter dans notre pays. Florence, factrice dans les Pyrénées-Atlantiques, a appelé le 32-16 pour témoigner chez Jean-Jacques Bourdin et dire "son admiration" du geste de Sébastien Benoît, le délégué CGT qui a refusé de serrer la main de François Hollande, mardi, à Saint-Nazaire. "Je le comprends tout à fait, et je l'admire d'avoir fait ça. Peu de gens oserait faire ce qu'il a fait. Je vais même lui écrire pour lui dire que je l'admire", a-t-elle confié.

Si elle comprend ce geste, c'est parce que "la violence patronale [elle] sait ce que c'est". "A la Poste, nous sommes en restructuration constante. Les facteurs de France souffrent : tous les 18 mois on nous supprime des tournées (de distribution de courriers). Nous sommes méprisés par le patronat. Il n'y a plus de dialogue social", dénonce-t-elle.

"Moi non plus je ne lui serrerais pas la main"

Et elle, que ferait-elle devant François Hollande si elle devait le rencontrer ? Lui serrerait-elle la main ? "Ah non. Non, non, non, répond Florence. Je lui dirais de sortir de son 16e arrondissement (sic), de comprendre ce que vivent les gens qui gagnent 1.400 euros par mois. Dans les entreprises nous ne sommes plus respectés, nous ne sommes rien".

Cette "colère sociale", Florence dit la sentir elle aussi. Mais elle ressent aussi "beaucoup de résignation" autour d'elle dans l'entreprise. Une résignation qui pourrait se traduire dans les urnes. "Je votais à gauche, mais je suis déçu, explique-t-elle. Les socialistes ne sont pas des gens de gauche. Pour moi la vraie gauche c'est M. Mélenchon".

Philippe Gril avec JJ. Bourdin