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Russie: "L'UE doit faire preuve d'une vraie fermeté", explique B. Le Maire

Bruno Le Maire, député UMP de l'Eure

Bruno Le Maire, député UMP de l'Eure - -

Bruno Le Maire était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV. L'ancien ministre UMP de l'Agriculture est revenu sur la question du rattachement de la Crimée a la Russie. Il demande à l'UE d'être ferme.

Bruno Le Maire, député UMP de l'Eure et ancien ministre de Nicolas Sarkozy était, mardi matin, l'invité de BFMTV et RMC. Il a bien évidemment commenté les résultats du référendum en Crimée qui a voté son rattachement à la Russie. Un rattachement que Vladimir Poutine a même accéléré ce mardi matin. Face à Moscou, Bruno Le Maire appelle l'Union européenne à plus de fermeté. "Il faut que l'Union européenne fasse preuve d'une vraie fermeté, a expliqué Bruno Le Maire. La fermeté c'est quoi, c'est des sanctions qui peuvent toucher des oligarques russes, qui peuvent toucher les avoirs financiers russes et qui peuvent toucher aussi nos contrats militaires avec la Russie. Ça veut dire suspendre la livraison des deux frégates Mistral à la Russie. Prendre de véritables sanctions financières ou d'ordre contractuel sur les contrats militaires avec la Russie, c'est la seule manière de montrer que nous sommes déterminés".

"L'UE pas un rallié des États-Unis"

Si il réclame de la fermeté dans les sanctions à prendre à l'égard de la Russie, Bruno Le Maire ne souhaite pas non plus que les Européens s'alignent sur la politique américaine. "L'UE n'a pas besoin d'aller prendre ses consignes à Washington. Nous sommes alliés mais pas des ralliés. Ne rien faire, se contenter de simulacre de sanctions, ne sert à rien. Les sanctions militaires peuvent permettre de faire revenir Poutine à la table des négociations".

"Poutine, pas le bienvenu en France"

Un peu plus tôt dans la matinée, Laurent Fabius indiquait que Vladimir Poutine "reste invité" le 6 juin en France aux commémorations du Débarquement allié. "Je demande encore une fois de la cohérence et une grande fermeté. Poutine n'est plus le bienvenu en France le 6 juin", a fustigé Bruno Le Maire.

La vérité de Taubira sur les écoutes

Informée le 26 février par le parquet général et le parquet financier de l'existence d'écoutes judiciaires visant l'ex-président Nicolas Sarkozy, Christiane Taubira avait d'abord assuré le 10 mars qu'elle en avait appris l'existence le 7 à la lecture du Monde, avant d'être corrigée par le Premier ministre en personne le lendemain.

Selon plusieurs médias français, dont le site du Nouvel Obs, la directrice de cabinet était au courant des écoutes visant Nicolas Sarkozy et elle aurait omis d'en informer Christiane Taubira alors que l'information aurait été transmise à Matignon. "J'ai été directeur de cabinet. Et quand mon ministre prépare un JT de 20 heures, il est informé de tout", a raillé Bruno Le Maire.

Mais selon, lui, le plus grave dans cette affaire d'écoutes, vient d'une déclaration du ministre Benoît Hamon. "Quand on a un ministre qui dit que ce n'est pas grave d'être écouté quand on a rien à se reprocher, (...), c'est grave, c'est de l'autoritarisme".

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La rédaction avec H.F.