RMC

C'est à l'être humain de respecter le loup, et non de le tuer

Une meute de loups.

Une meute de loups. - AFP

Samedi, une soixantaine de manifestants s'est donnée rendez-vous à Nice pour réclamer la suspension des tirs sur les loups.Votre chapo ici

Des hurlements de loups entendus hier à Nice. A l'appel du collectif "La voix des loups", une soixantaine de manifestants s'est rassemblée en plein centre-ville sur la place Masséna. Ils réclament que les tirs sur les loups soient suspendus définitivement. Rien que durant l'été, vingt loups et trois louveteaux ont été abattus sur les 360 vivants en France.

Le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a autorisé entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2018 l'abattage de 40 loups pour limiter les dégâts sur les troupeaux, soit le même nombre que pour la période 2016-2017. Sur cette période 2016-2017, plus de 8.000 bêtes ont été tuées par les loups essentiellement dans les Alpes.

Lydie Bessin, une militante pro-loup, ne comprend pas qu'on tue cet animal, alors qu'il existerait selon elle des solutions alternatives.

"C'est important de mobiliser par rapport à l'arrêt des tirs de loups. Je pense qu'il y a d'autres solutions au niveau de la réglementation du loup dans les collines. Il y a des fonds qui peuvent être mobilisés par l'Etat. Il y a des chiens qui peuvent être mis dans les pâturages. Maintenant, la plupart des bergers refusent d'avoir des chiens dits "patous". C'est plus intéressant d'avoir une prime que d'avoir un chien et des frais vétérinaires. C'est ça qui me révolte un peu. C'est à l'être humain de respecter le loup et non de le tuer".

Kelly Vargin (avec A.M.)