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Femme enceinte tuée par des chiens: pourtant très encadrée, la chasse à courre vivement mise en cause

Les chasseurs sont mis en cause depuis que le corps d’une jeune femme attaquée par des chiens a été retrouvé dans l’Aisne. Une chasse à courre se déroulait à proximité. Pourtant, la pratique est très stricte.

Des prélèvements génétiques effectués "sur 67 chiens" sont en cours pour "identifier" les animaux ayant attaqué une femme enceinte samedi dans l'Aisne. Les chasseurs à courre sont directement pointés du doigt. Pourtant, leur pratique est très encadrée.

Une meute de chiens doit obligatoirement être déclarée pour pouvoir participer à une chasse à courre dans une forêt. On recense 400 équipages de vénerie en France, 10.000 pratiquants. L’attestation n’est que provisoire la première année, pour vérifier que la meute se comporte bien sur le terrain.

Le nombre de chiens aussi encadré

Tout est réglementé, jusqu’au nombre de chiens: 30 pour chasser le cerf et le sanglier, 20 pour le chevreuil, 10 pour le renard et 6 pour le lièvre ou le lapin. Environ 80 races sont autorisées, notamment les Poitevins et les Billys.

Les chiens ne sont pas lâchés dans la nature. Ils doivent obéir aux consignes d’un responsable de chasses, à cheval selon le gibier. Même le porteur d’une corne de chasse doit avoir son permis de chasser sur lui.

Et le passage sur une propriété privée est strictement interdit, sauf si le gibier s’y réfugie et qu’il est mortellement blessé. A ce moment-là, le chasseur a le droit de l’achever, mais il doit se justifier, sous peine d’une contravention de 1.500 euros.

Quentin Vinet (avec Caroline Petit)