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Femme enceinte tuée par des chiens: "Nos animaux chassent du gibier, jamais l'homme", défend le président de la vénerie sur RMC

Le corps de cette femme de 29 ans, victime d’une attaque de chiens a été retrouvée ce samedi dans une forêt dans l’Aisne où se tenait au même moment une chasse à courre. Une pratique, depuis mise en cause. Pierre de Roualle, président de la société de vénerie était l’invité des Grandes Gueules sur RMC.

Elisa Pilarski, 29 ans, enceinte de six mois, a été retrouvée morte dans l’Aisne, en pleine forêt. Victime d'une attaque de chiens, les circonstances de sa mort restent encore floues. Le parquet de Soissons a ouvert une procédure judiciaire.

Son compagnon, en contact avec elle peu de temps avant sa mort, pointe du doigt les participants d’une chasse à courre qui avait lieu non loin de là.

"Les chiens sont sous contrôle permanent"

De son côté, Pierre de Roualle, président de la société de vénerie, représentante des chasseurs à courre et invité des Grandes Gueules nie toute responsabilité dans la mort de la jeune femme: "La chasse à courre se passe à pied ou à cheval. Quand c’est à cheval, les cavaliers encadrent les chiens avec un meneur qui les guide et les suit en permanence. Les autres sont dans la forêt. Les chiens sont sous contrôle permanent et ce jour là, le responsable de l’équipage était avec ses chiens".

Au-delà de défendre sa discipline, Pierre de Roualle avance aussi un argument sur la concordance des temps le jour de la mort de la jeune femme.

"Il ne les a abandonnés qu’au moment où il a rencontré le compagnon d’Elisa et ça n’a duré que 3 ou 4 minutes (…) Sur le timing ce jour là, les chiens sont arrivés en forêt pratiquement une heure après le créneau horaire que donne le médecin légiste. Entre 13 heures et 13h30, ils étaient dans le camion et non pas en forêt. Le compagnon est arrivé 45 minutes après et c’est à ce moment là que la chasse des chiens a commencé".

"Je ne vois pas comment des chiens qui chassent une proie peuvent s’arrêter pour aller dévorer quelqu’un"

Des chiens, que le président de la vénerie a défendu haut et fort à l’antenne des Grandes Gueules.

"Je vous le dis évidemment au conditionnel mais je pense que nos chiens n’ont aucun lien avec le décès de cette femme (…) Nos animaux chassent du gibier, jamais l’homme. C’est absolument impossible. Je ne vois pas comment des chiens qui chassent une proie peuvent s’arrêter pour aller dévorer quelqu’un".

Des prélèvements génétiques effectués "sur 67 chiens" pour "identifier" les animaux ayant attaqué une femme enceinte samedi dans l'Aisne devront être analysés pendant "plusieurs jours", a indiqué mercredi le parquet de Soissons, précisant qu'une information judiciaire était désormais ouverte.

Les Grandes Gueules (avec Caroline Petit)