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Marche du siècle: "On peut en finir avec le chômage de masse et par la même occasion sauver le climat"

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Ils étaient des centaines de milliers à se rassembler ce samedi dans toute la France pour le climat.

"Réchauffons nos cœurs pas notre terre", "pas de nature pas de futur", "les calottes sont cuites": voici quelques-uns des messages inscrits sur les pancartes des manifestants de la marche du siècle ce samedi.

D'après un communiqué des organisateurs: "Plus de 350.000 personnes dans 220 villes de France se sont rassemblées pour dénoncer l'inaction du gouvernement français face à la crise climatique et son cynisme vis-à-vis de la crise sociale". Le ministère de l'Intérieur a avancé le chiffre national de 145.000 manifestants.

Pour la première fois, les cortèges de la marche pour le climat et celui des "gilets jaunes" se sont retrouvés pour manifester ensemble à Paris. Des politiques de gauche, dont le député insoumis de la Somme François Ruffin, ont plaidé pour une "jonction" entre les manifestations pour l'environnement et celles des "gilets jaunes".

"Faire un plan d’urgence sociale et climatique"

Des manifestants d'accord sur un point: leur opposition au président Emmanuel Macron. Autre point d'accord: il est possible de lutter contre les inégalités et contre le dérèglement climatique.

Gilet jaune sur les épaules, Hélène, manifeste au milieu de la marche pour le climat: "Si on faisait un plan d’urgence sociale et climatique, on pourrait en finir à la fois le chômage de masse ou en tout cas, lui mettre une claque et par la même occasion, sauver le climat".

"Une unification des ‘gilets jaunes’ et de la marche pour le climat"

Evanne reprend avec force les slogans. Cette étudiante à Paris se réjouit que les gilets jaunes se joignent enfin à leur mobilisation.

"Fin du mois, fin du monde c’est le même combat. Je trouve ça bien qu’il y ait une unification des ‘gilets jaunes’ et de la marche pour le climat parce que j’avais un peu peur que ce soit scindé. Qu’on soit tous ensemble, c’est vraiment super important".

"Il y a un problème de justice fiscale"

Originaire de Bourgogne, Guiseppe, porte fièrement son gilet jaune mais il regrette qu'une partie de la population ne comprenne pas son combat.

"Le parisien moyen a peut-être moins pris conscience de l’ampleur du problème. C’est les ouvriers, c’est les petits artisans, c’est les petits commerçants qui doivent payer les taxes. Il y a un problème de justice fiscale".

Ce "gilet jaune" promet participer au prochain rassemblement pour le climat prévu le mois prochain.

Nicolas Ropert (avec Caroline Petit)