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Pourra-t-on bientôt être enterré avec les cendres de son chien? Une proposition de loi à l'automne

INFO RMC. En octobre dernier, Eve nous avait contacté car les dernières volontés de sa mère n'avaient pas été respectées. Chantal voulait être enterrée avec ses chiens. C'est illégal en France. En février, une proposition de loi a été déposée par des députés, qui, pour beaucoup n'ont pas été réélus. Olivier Falorni, député de la Charente-Maritime, annonce, sur RMC, déposer un nouveau texte à l'automne.

Les dernières volontés de Chantal, décédée le 20 septembre 2021, n'ont pas été respectées. Sa fille, Eve, nous a écrit en octobre dernier car sa mère, qui voulait être enterrée avec ses chiens, n'a pas pu l'être. Pourtant, avant sa mort, elle avait obtenu l'accord du cimetière animalier et tout était prévu.

"Pire qu'une trahison"

Problème, les propriétaires des lieux ont changé et ont refusé au nom de la loi. La préfecture, de son côté, n'a pas souhaité faire de dérogation. Au nom de "la dignité des morts", il est illégal d'enterrer son animal ou ses centres dans un cimetière humain, depuis 1963.

Pour sa fille, "c’est pire qu’une trahison parce qu’elle ne peut pas se défendre, il n’y a que les gens qui témoignent de sa dernière volonté qui peuvent la défendre". Elle ajoute: "elle a toujours vécu avec ses chiens, ils faisaient partie de sa famille, elle désirait être avec eux, c’était son voeu le plus cher".

Il veut reprendre les choses en main

À la suite de la diffusion de notre reportage et d'une pétition, des députés s'étaient emparés de l'affaire. Une proposition de loi a été déposée en février. Elle devait permettre à un propriétaire d'être enterré avec les cendres de son animal dans son cercueil. Problème, les élections législatives ont eu lieu et de nombreux députés qui suivaient le dossier n'ont pas été réélus.

Pour autant, le sujet n'est pas abandonné car l'un des co-signataires de la première proposition de loi est toujours en poste. C'est une information RMC, il a décidé de "reprendre le flambeau".

"Quand on regarde ça de loin ça peut paraître saugrenu mais cette loi est importante pour beaucoup de gens, on est en retard sur l’Allemagne, la suisse, sur le Royaume-Uni, qui permettent déjà de faire ce type de choix."

Le nouveau texte sera déposé à l'automne. "C'est un texte de loi qui n’impute la liberté de personne, qui n’a pas vocation à choquer qui que ce soit et qui finalement répond à une demande du 21e siècle. On est en 2022 et la relation entre l’homme et l’animal a profondément changé et heureusement", conclut-il.

Joanna Chabas (édité par Astrid Bergere)