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Que faire de l'eau contaminée de Fukushima? Les solutions font polémique

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D'ici 3 ans la société qui gère l'épineux problème du stockage de l'eau contaminée ne pourra plus en accueillir d'avantage. Depuis 2011, 1 million de tonnes d'eau sont entreposés dans mille réservoirs en acier.

Huit ans après le terrible accident nucléaire de Fukushima que faire de l'eau contaminée? C'est la question que se posent les autorités japonaises. Vendredi dernier, Tepco, la société exploitant la centrale nucléaire, a annoncé que le site ne pourrait plus accueillir davantage d'eau contaminée d'ici trois ans, faute de place suffisante.

Depuis le tremblement de terre et le tsunami massifs qui ont dévasté le nord Est du Japon et causé l'accident de Fukushima en 2011, plus d'un million de tonnes d'eau contaminée ont été stockées dans près de 1.000 réservoirs en acier.

Cette eau contaminée provient des nappes phréatiques situées sous la centrale. L'eau est filtrée de ses composants radioactifs, comme le césium, mais pas le tritium, un des atomes radioactifs de l'hydrogène. Un groupe d'experts mandatés par le gouvernement a établi plusieurs alternatives, dont le rejet de l'eau contaminée dans l'Océan pacifique.

Des menaces pour la faune et la flore

Première option, la plus réaliste aux yeux des experts mandatés par le gouvernement, rejeter de façon contrôlée l'eau contaminée dans le Pacifique. Les pêcheurs et les habitants de Fukushima s'y opposent. Ils craignent que cette option mettent en péril l'agriculture et la pêche locale.

Plusieurs ONG et la Corée du Sud estiment également que cette option est "dangereuse". Avec les courants marins, l'eau contaminée même diluée pourrait entraîner une pollution des eaux japonaises et des eaux à l'est de la Corée. Ce qui constituerait selon eux une menace pour la faune, la flore et pour la santé publique.

Autres options envisagées par le groupe d'experts: l'injection souterraine ou encore la vaporisation de l'eau radioactive. Des solutions coûteuses, mais aussi dangereuses selon les anti-nucléaires.

Margaux Bourdin (avec J.A.)