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Terrasses chauffées interdites à Rennes: "Il y a une inquiétude économique" s'inquiète ce gérant d'un restaurant

Depuis ce 1er janvier, les Rennais ne pourront plus profiter des terrasses chauffées, interdites. Une initiative écologique qui ne plaît pas à tout le monde.

Depuis ce mercredi, les terrasses chauffées sont désormais interdites à Rennes. Une mesure qui ne plaît pas aux habitants de la ville bretonne qui ont l'habitude de se réfugier dans des bars pour aller boire un verre tout en fumant. "Ça va beaucoup changer mes habitudes. Je vais rester beaucoup moins longtemps au bar, regrette Paul qui devra dire adieu à son rituel matinal. Ça va même vider un peu le centre-ville de Rennes", s'inquiète-t-il.

"C’est sûr qu’on va moins rester longtemps à boire notre bière le soir par exemple. Ça sera simplement une ou deux bières plutôt que prolonger des soirées interminables", raconte Manon adepte de la cigarette en terrasse.

"Il y a une inquiétude économique"

Si le bonheur des habitants sera donc entamé pendant la période hivernale, les commerçants sont eux bien plus inquiets d'un point de vue économique. "Sur une année lycée, on est à 50% du chiffre d’affaires grâce à la terrasse, détaille Matthieu, gérant d'un restaurant".

"Il y a une inquiétude économique lié à la fréquentation des terrasses sur Rennes. Que ce soit l’hiver comme l’été, de 8 heures du matin à minuit, les Rennais vivent dehors et il ne faut pas l’oublier. C’est ce qui fait le charme de la ville. Il faut qu’on continue à protéger ça aussi".

Sauf que cette mesure a été prise par une mairie soucieuse de l'environnement et qui voit d'un mauvais œil les rejets de gaz engendrés par ces parasols chauffants et autre projecteurs. 

"On essaie de répondre au mieux à ce qu’est l’urgence climatique de ce 21e siècle"

"On attend de l’élu, de l’homme ou de la femme politique de tenir un cap, rappelle Marc Hervé, adjoint au commerce. Le cap est connu ici à Rennes: c’est de faire en sorte que cette transition écologique, dans laquelle on est positionné, arrive à permettre d’avoir, d’ici 2050, une ville qui soit dans la neutralité carbone. On essaie de répondre au mieux à ce qu’est l’urgence climatique de ce 21e siècle".

Une mesure qui a donc des septiques mais qui pourrait être étendu à la ville de Paris.

Anaïs Denet (avec Maxime Trouleau)