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Sclérose en plaques après un vaccin: indemnité de 2,4 millions d'euros

La justice a condamné l'Etat à verser l'indemnité record de 2,4 millions d'euros à une femme qui a déclaré une sclérose en plaques après un vaccin contre l'hépatite B (illustration).

La justice a condamné l'Etat à verser l'indemnité record de 2,4 millions d'euros à une femme qui a déclaré une sclérose en plaques après un vaccin contre l'hépatite B (illustration). - François Guillot - AFP

C’est l’indemnisation record que l’Etat a été condamné à verser à une ex-infirmière, dont la vie a été brisée par la sclérose en plaques. Après vingt ans de lutte, la justice lui a donné raison.

2,4 millions d’euros. C'est l'indemnisation record perçue par cette femme de 60 ans, qui a déclaré une sclérose en plaques après avoir été vaccinée contre l'hépatite B.

Ce mercredi, a-t-on appris de source judiciaire, après vingt ans de lutte, la cour d'appel de Nancy a statué : oui, le vaccin qu'elle a reçu a bien provoqué chez elle cette maladie incurable.

Retraite anticipée, atroces souffrances, vie sociale détruite… La maladie a anéantie cette ancienne infirmière. En 2006, la justice l’avait déboutée, estimant qu'il n'y a pas de lien de causalité entre le vaccin et l'apparition de sa maladie.

Sa souffrance enfin reconnue

Aujourd'hui, sa souffrance est enfin reconnue. "Sa première réaction, cela a été de dire: ça ne me rapportera pas ce que j’ai déjà perdu. Derrière tout cela, il y a une femme extrêmement malade, très lourdement handicapée", explique son avocate, Me Gisèle Mor à RMC.

"Pour elle, ce n’est que le résultat d’un combat avec beaucoup d’énergie, beaucoup de souffrance", reprend l’avocate,"son périmètre de marche est extrêmement réduit, elle a beaucoup de difficultés à se servir de ses mains et une grosse dépression par-dessus, bien sûr".

Cette décision ne réparera toutefois pas le préjudice réel subi. "Cela n’effacera pas la souffrance, évidemment. Cela va juste l’aider à vivre autrement", conclut Me Gisèle Mor.

C. P. avec Charles Luylier