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Sécurité renforcée dans les églises: "C'est déjà une victoire que de pouvoir célébrer Noël"

Des gendarmes patrouillent devant la cathédrale Notre-Dame de Paris dans le cadre du plan Vigipirate, le 19 novembre 2015.

Des gendarmes patrouillent devant la cathédrale Notre-Dame de Paris dans le cadre du plan Vigipirate, le 19 novembre 2015. - Joël Saget - AFP

TEMOIGNAGES - Les églises sont particulièrement surveillées alors que 10.000 messes de Noël seront célébrées en France le soir du 24 décembre. RMC a tendu son micro aux fidèles de la Basilique Saint-Nicolas, en plein centre-ville de Nantes.

Contrôle des sacs, ouverture systématique des manteaux, patrouille... Les préfets ont reçu des instructions très claires du ministère de l'Intérieur. La sécurité est renforcée dans les lieux de culte en cette fin d'année, à la demande de Bernard Cazeneuve. Les églises sont particulièrement surveillées alors que 10.000 messes de Noël seront célébrées en France le soir du 24 décembre.

Une sécurité d'autant plus renforcée que les prêtres s'attendent à accueillir plus de monde que l'an dernier à la messe de Noël. En effet, depuis les attentats du 13 novembre dernier, la fréquentation n'a cessé d'augmenter dans les églises.

"Je n'ai pas peur"

RMC a tendu son micro aux fidèles de la Basilique Saint-Nicolas, en plein centre-ville de Nantes. Là-bas, malgré la sécurité renforcée devant la basilique, Jean-Marie assure qu'il ne ratera pour rien au monde la messe de Noël.

"Je n'ai pas peur", fait-il savoir sur RMC. "Je profite de votre micro pour demander à toutes les personnes qui veulent venir de venir. Ne demeurez pas dans la peur. Parce que depuis qu'il y a eu ces attentats, nous sommes dans une espèce de désert. Et dans ce genre de moments, il faut retrouver, quand même, la sérénité. Il faut qu'on apprenne à vivre ensemble, à s'aimer". Depuis les attentats, les fidèles sont plus nombreux à l’église.

"Un pied de nez à la peur"

C’est ce qu'a remarqué le père Edouard Roblot.

"Je pense que les attentats ont été, finalement, une invitation à la réflexion à se poser, à arrêter un peu le flot des activités", estime-t-il. "Parce qu'on sait très bien qu'on peut être fauché à tout moment. C'est déjà une victoire que de pouvoir célébrer Noël et de faire un petit pied de nez à la peur". Une centaine de messes de Noël seront célébrées jeudi soir en Loire-Atlantique.

C. P. avec Amandine Dubiez