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Sifflets à Rio: "Ils reproduisent les ambiances du Maracana dans un stade d'athlétisme"

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Sifflé lors de la remise des médailles, Renaud Lavillenie a laissé couler quelques larmes. Il faut dire qu'en terme d'ambiance supporters français et brésiliens ne se comprennent pas toujours.

Le tumultueux public brésilien ne fait pas l'unanimité à Rio. Le Français Renaud Lavillenie en a fait les frais. Sur la piste, puis lors de la remise des médailles sur le podium du stade olympique. Visiblement les supporters brésiliens et les supporters français n'ont pas la même conception de l'ambiance olympique.

Alex vit au Brésil depuis 7 ans. Il était au stade lundi soir, quand Renaud Lavillenie s’est fait huer: "Ils reproduisent les ambiances du Maracana dans un stade d'athlétisme. Je pense que c'était la première fois qu'ils assistaient à un concours de perche. Ils sont à des années-lumière de comprendre que pour ce type de sport, il faut être très concentré".

"Nous les Sud-Américains, nous sommes des passionnés"

Ambiance pourrie, disait le perchiste après la compétition. Marcio, carioca de naissance, n’apprécie pas du tout la critique: "Ce qu’il a dit c’est plus grave que nos sifflets. Pour nous c’est culturel, il aurait dû se concentrer c'est tout. On ne changera jamais, nous les Sud-Américains, nous sommes des passionnés!"

C’est donc le cas dans de nombreux stades. Les sifflets, les huées. Roberta, travaille comme bénévole au stade olympique, et veut défendre les supporters: "Oui c’est irrespectueux, mais on est comme ça, c’est notre façon d’aider nos athlètes. Ça fait partie du sport, les athlètes n’ont qu’à s’habituer à ça".

Quoiqu’il en soit, Alex, qui adore sa ville d’adoption, a été déçu: "Tout le monde est assez surpris. Dès qu'ils mettent un pied dans l'enceinte. J'ai le souvenir du match de waterpolo entre le Brésil et le Japon. Les pauvres Japonais se sont fait incendier. Ça se voyait qu'ils ne comprenaient pas ce qui se passait".

Les Brésiliens eux sont clairs: les athlètes savaient où ils mettaient les pieds en venant à Rio.

P.B. avec Thomas Chupin à Rio de Janeiro