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13 militaires français tués dans un crash d'hélicoptères: l'Elysée salue "le courage" des "héros tombés pour leur pays"

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L'Elysée a annoncé la mort de ces militaires ce mardi. L'accident a eu lieu lors d'une opération de combat contre des djihadistes.

Treize militaires français de l'opération antijihadiste Barkhane ont trouvé la mort au Mali dans la collision accidentelle de deux hélicoptères, a annoncé mardi la présidence française. Il s'agit de l'un des plus lourds bilans humains essuyé par l'armée française depuis l'attentat du Drakkar au Liban en 1983, qui avait fait 58 morts.

Le président français Emmanuel Macron a salué "avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires de l'armée de terre, six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel", précise le communiqué. 

Dans un tweet, Edouard Philippe salue des "héros tombés pour leur pays".

"Cette terrible nouvelle endeuille nos armées, la communauté de défense et la France toute entière", a réagi dans un communiqué la ministre des Armées, Florence Parly, en précisant qu'"une enquête (a été) ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame".

Durant une "opération de combat"

L'accident est survenu lundi soir dans le Liptako, dans la région de Ménaka, aux confins du Mali, Niger et Burkina Faso, pendant une "opération de combat". Un hélicoptère de combat Tigre est entré en collision avec un hélicoptère de manoeuvre et d'assaut Cougar, selon l'état-major des armées.

Le dernier accident mortel d'hélicoptères dans l'armée française remonte à février 2018, lorsque deux hélicoptères d'une école de l'armée de Terre s'étaient écrasés dans le Var, dans le sud-est de la France, après une collision en vol, faisant cinq morts.

Cet accident porte à 38 le nombre de militaires français tués au Mali depuis le début de l'intervention française en 2013, avec l'opération Serval. Au mois de novembre, l'armée française avait déjà perdu un soldat au Mali, le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, dans l'explosion d'un engin explosif, dont la pose avait été revendiquée par le groupe État Islamique au Grand Sahara.

La rédaction avec AFP