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A Calais, les acteurs économiques veulent redorer l’image de la ville

Près de 4.500 personnes vivraient dans la "jungle" de Calais.

Près de 4.500 personnes vivraient dans la "jungle" de Calais. - Philippe Huguen - AFP

Les commerçants et entrepreneurs de Calais manifestent ce dimanche pour défendre leur ville. Désormais associée aux migrants installés dans la "jungle", Calais souffre d’une mauvaise image dont les acteurs locaux aimeraient se débarrasser.

“Mon port est beau, ma ville est belle!”. Les acteurs économiques de Calais organisent ce dimanche après-midi un rassemblement pour défendre leur ville. Les images de la jungle de Calais et les conditions de vie dans lesquelles vivent les migrants collent désormais à la ville. Les acteurs économiques de la région veulent rappeler les atouts de Calais, la plus grande ville du département.

“Calais c’est pas les migrants, Calais c’est une ville, c’est une plage”, scande Frédéric Van Gansbeke, président du collectif des commerçants et entrepreneurs du Calaisis qui déplore les répercussions de la crise des migrants sur l'économie. Aujourd’hui les chiffres d’affaires ne sont plus présents, 30% de baisse dans la restauration, entre 15 et 20% pour ce qui est du commerce de détail”, poursuit-il. Les manifestants réclament la défiscalisation de leurs charges.

Quant aux touristes, ils ont fuit la région. “On en n’a plus, résume Frédéric Van Gansbeke. Plus aucun anglais cet été, mais plus aucun anglais non plus à Noël. Sur l’ensemble des touristes, il y en avait 54% qui étaient des anglais l’année dernière, on est passé à 6% l’été dernier.”

"On a envie de changer!"

David Létendard, secrétaire CHSCT du port de Calais dresse le même constat. “Avec l’image qui est retransmise à la terre entière, forcément les gens n’ont plus envie de venir à Calais.” Les dockers également associés au mouvement de dimanche, veulent se mobiliser pour leur ville.

“On a 18% de chômage, on a envie de relancer une dynamique et de passer à autre chose. On est quand même la plus grosse ville du Pas-de-Calais, avec des plages, avec des caps… On a envie de changer, plutôt que de parler sans cesse des migrants”, plaide-t-il.

Samedi encore, 30 à 40 migrants ont réussi à monter à bord d'un ferry, bloquant le port pendant plus de trois heures, avant d'être évacués par la police.

Carole Blanchard avec Lionel Top